Faute de majorité parlementaire et prétextant l’ouverture des Jeux Olympiques, le Président de la République a renvoyé la formation d’un nouveau gouvernement à la mi-août. En attendant, Gabriel Attal et son équipe démissionnaire continuent d’expédier les affaires courantes. La situation est inédite mais pas sans solutions.
Désireux d’affirmer enfin son leadership en Europe et de tenter de piéger le Rassemblement national, Emmanuel Macron souhaite voir le Parlement français avaliser ce mardi un accord de défense franco-ukrainien pourtant problématique. Quitte à affaiblir la position de la France face à la Russie lors d'une éventuelle sortie de crise.
Deux ans après l’intervention militaire de la Russie en Ukraine, le Président français a réuni une vingtaine de chefs d’États et de gouvernements pour un dîner à l’Élysée. Il n’exclut plus l’envoi de troupes occidentales pour aider l’armée ukrainienne, s’attirant des critiques de Jean-Luc Mélenchon, Olivier Faure et Marine Le Pen.
Dans sa conférence de presse télévisée du 16 janvier, le Président de la République a multiplié depuis l’Élysée les promesses symboliques devant être réalisées avant la fin de son second quinquennat en 2027. Il a ciblé le Rassemblement national comme son principal adversaire dans un réquisitoire sans guère de relief.
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