Moldavie : le camp occidental salue la réélection de la présidente

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Économiste de formation, Maia Sandu, aujourd’hui âgée de 52 ans, a été successivement ministre de l’Éducation de 2012 à 2015 puis éphémère Premier ministre de son pays en 2019. En novembre 2020, elle est élue Présidente de la République de Moldavie, non sans surprise, face à Igor Dodon, le chef de l’État sortant, un socialiste réputé proche de Moscou. Lors de ce scrutin, elle obtient 57,7 % des voix grâce à la captation de 93 % de celles des nombreux Moldaves vivant à l’étranger. Elle a beaucoup joué de son statut d’ « incorruptible » pour l’emporter.

L’échec de l’opposant d’origine gagaouze

Cette fois-ci, Maia Sandu était opposée à Alexandr Stoianoglo, issu de la minorité gagaouze comme son patronyme l’indique. Les Gagaouzes sont une minorité de langue turcique mais de religion chrétienne orthodoxe. Ils vivent sur la frontière moldo-ukrainienne. Il y ont été installé par le tsar de Russie en 1828 alors qu’ils habitaient jusque-là en Bulgarie. Ils sont rattachés au patriarcat de Moscou, favorable à la politique de Vladimir Poutine. Alexandr Stoianoglo était jusqu’à cette campagne présidentielle le Procureur général de Moldavie. 

Une victoire en partie due aux Moldaves de l’étranger

Maia Sandu qui avait viré en tête à l’issue du premier tour avec 42,37 % des voix. Au second tour elle s’impose facilement environ 55% des suffrages exprimés. Une victoire acquise une nouvelle fois grâce aux voix des 300 000 Moldaves de l’étranger en âge de voter, sur un total de 3,3 millions d’inscrits sur les listes électorales. Accusé d’avoir soutenu activement la campagne d’Alexandr Stoianoglo, le pouvoir russe a nié énergiquement tout interventionnisme dans les affaires moldaves. A l’instar d’Emmanuel Macron, qui a décoré Maia Sandu des insignes de grand-croix de la Légion d’honneur, et de Volodymyr Zelensky, les dirigeants occidentaux ont salué la réélection de la Présidente moldave. 

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