La France et l’Italie souhaitent mettre en place une coalition multinationale pour prendre le relais de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), dont le mandat doit expirer en décembre prochain. L’annonce a été faite par Emmanuel Macron et la cheffe du gouvernement italien Giorgia Meloni à l’issue d’un sommet tenu à Antibes.
L’objectif affiché est d’éviter un vide sécuritaire dans un pays fragilisé par des tensions persistantes, tout en renforçant la souveraineté des autorités libanaises. « Nous voulons lancer une coalition sur le dispositif post-Finul (…) pour renforcer la souveraineté du Liban et empêcher que son territoire ne devienne le point d’appui d’une escalade régionale », a déclaré le président français.
De son côté, Giorgia Meloni a insisté sur la nécessité de maintenir une présence internationale crédible. Selon elle, une telle initiative permettrait de soutenir les forces armées libanaises et de garantir la stabilité dans une région marquée par des affrontements réguliers.
La Finul, forte d’environ 7 500 Casques bleus issus d’une cinquantaine de pays, est actuellement déployée dans le sud du Liban, le long de la Ligne bleue qui sépare de facto le pays d’Israël. Paris et Rome, parmi les principaux contributeurs à cette mission, entendent anticiper la fin de son mandat en proposant une alternative.
Les contours de cette future coalition restent encore à définir. Les dirigeants français et italien évoquent la nécessité d’un cadre juridique solide et d’un mandat clair, qui ferait défaut à la mission actuelle selon Rome. Plusieurs options sont envisagées, dont une force multinationale opérant aux côtés de l’armée libanaise, éventuellement sous mandat des Nations unies.
Les discussions doivent se poursuivre avec les autorités libanaises ainsi qu’avec des partenaires européens et régionaux. Une conférence internationale pourrait être organisée dans les prochaines semaines afin de préciser les modalités de cette initiative.
Ce projet intervient dans un contexte de regain de tensions au Liban, où les affrontements entre Israël et le Hezbollah ont repris ces derniers mois. L’armée israélienne a notamment mené des opérations militaires d’ampleur dans le sud du pays, les plus importantes depuis le début des années 2000.





