La Russie hausse le ton face à l’escalade au Moyen-Orient en appelant à une solution diplomatique dans le dossier iranien. En déplacement en Chine, le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a comparé la crise actuelle à un « nœud » qu’aucune intervention brutale ne pourrait résoudre durablement.
Moscou attribue clairement la responsabilité des tensions aux États-Unis et à Israël, accusés d’avoir déclenché une dynamique dangereuse contre Téhéran. Pour la diplomatie russe, l’idée d’un effondrement de l’Iran relève d’une illusion stratégique aux conséquences potentiellement incontrôlables pour toute la région.
Le chef de la diplomatie insiste également sur l’impact direct de ce conflit sur les pays du Golfe, pris entre des intérêts contradictoires. La présence de bases américaines sur leur sol les expose mécaniquement à des représailles, alors même qu’ils ne sont pas à l’origine de la confrontation.
Sur le plan énergétique, Moscou alerte sur les risques majeurs liés à la perturbation du détroit d’Ormuz. Ce passage clé pour les flux mondiaux d’hydrocarbures et de marchandises devient un point de tension critique, avec des répercussions immédiates sur les marchés et les équilibres économiques internationaux.
Concernant le nucléaire, la Russie défend fermement le droit de l’Iran à développer un programme civil, tout en se disant prête à jouer un rôle technique dans la gestion des matières sensibles. Moscou accuse Washington d’avoir fragilisé les accords existants et appelle à reprendre les négociations sur des bases jugées plus équilibrées.
Dans ce contexte, la Russie et la Chine tentent de s’imposer comme des acteurs incontournables de la médiation. Leur message est clair : seule une approche diplomatique, tenant compte des intérêts de chaque partie, peut éviter une nouvelle déstabilisation majeure du Moyen-Orient.





