Les autorités cubaines ont annoncé avoir déjoué une tentative d’infiltration maritime impliquant un groupe armé arrivé depuis les États-Unis. Selon le ministère de l’Intérieur, une vedette immatriculée en Floride a été interceptée au large de la côte nord de l’île, près de la province de Villa Clara. Un échange de tirs aurait opposé les occupants aux garde-côtes cubains, faisant un mort et plusieurs blessés parmi les passagers.
La Havane affirme que l’embarcation transportait dix personnes armées, présentées comme des ressortissants cubains résidant aux États-Unis. Les autorités disent avoir saisi des fusils d’assaut, des armes de poing, des engins incendiaires artisanaux, ainsi que du matériel tactique. Selon la version officielle, les suspects auraient reconnu un projet d’action « à des fins terroristes ». Un individu chargé d’assurer leur accueil sur le territoire aurait également été arrêté.
Le gouvernement cubain soutient que certains membres du groupe figurent déjà sur des listes nationales de personnes recherchées. L’incident survient dans un climat de tensions renouvelées entre Washington et La Havane, marqué par un durcissement des positions américaines à l’égard du régime cubain.
À Washington, les réactions ont été immédiates. Le secrétaire d’État Marco Rubio a indiqué que les États-Unis suivaient l’affaire de près et qu’ils réagiraient en fonction des éléments établis. En Floride, les autorités judiciaires ont annoncé l’ouverture d’une enquête, certains responsables politiques mettant en doute la version cubaine des faits.
Cet épisode intervient dans un contexte régional sensible, alors que les relations entre Cuba, le Venezuela et les États-Unis connaissent de nouvelles crispations. Malgré un assouplissement partiel et humanitaire des restrictions sur certaines exportations énergétiques vers l’île, l’administration américaine maintient une pression politique forte, évoquant la nécessité de réformes profondes à La Havane.
Pour le pouvoir cubain, cette tentative d’infiltration confirme l’existence de menaces extérieures persistantes. Pour Washington, l’affaire pourrait raviver un contentieux ancien, à seulement 150 kilomètres des côtes américaines, dans une zone où chaque incident prend une dimension hautement stratégique.





