Géopolitique

Viktor Orban fait cavalier seul en Europe

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Le samedi 18 février à Budapest, Viktor Orban a prononcé devant les parlementaires hongrois son discours annuel sur l’état de la nation hongroise (sa version française intégrale est disponible sur le site internet du Visegrad Post). Quelques jours auparavant, le 9 février, il serrait la main sans chaleur excessive à Volodymyr Zelensky à Bruxelles lors de la rencontre de ce dernier avec les autorités européennes. 

A la différence des autres pays de l’Union européenne, la Hongrie affiche depuis le début une neutralité que son principal dirigeant estime le mieux convenir à l’intérêt du pays. « La Russie a attaqué l’Ukraine, nous avons l’obligation d’accueillir les réfugiés ukrainiens », a rappelé dans son discours le Premier ministre hongrois. Un constat et une démarche humanitaire qui ne signifie pas pour autant que la Hongrie veuille se laisser entraîner dans un conflit, bien qu’elle ait adhéré aux sanctions de l’UE contre Moscou. 

Concernant l’OTAN, la Hongrie est le seul pays avec la Turquie a n’avoir pas encore accepté de ratifier l’entrée de la Suède et de la Finlande. Elle n’exclut pourtant pas de le faire dans les mois qui viennent car, comme le dit Viktor Orban lui-même, « l’appartenance à l’OTAN est vitale pour la Hongrie ».

Inquiétudes pour la minorité hongroise d’Ukraine

Le pas de deux en vigueur à Budapest ne saurait s’expliquer par les seuls liens énergétiques existant entre la Hongrie et la Russie ou par la doctrine « illibérale » professée par Viktor Orban et son parti politique, le Fidesz. En effet, la Hongrie, dont le territoire a été fortement réduit après la Première Guerre mondiale, est fort soucieuse des droits de ses minorités nationales vivant dans des pays voisins. On pense souvent, à propos de ces dernières, aux magyarophones (de langue hongroise) de Transylvanie (en Roumanie) ou de Voïvodine (en Serbie). 

Mais on oublie trop souvent la minorité hongroise d’Ukraine subcarpathique. Budapest n’a de cesse de dénoncer certaines « actions …

Jérôme Besnard

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