Économie

Tempêtes : les agriculteurs très éprouvés

La lecture des articles est réservée aux abonnés

Les tempêtes Ciaran et Domingos ont éprouvé les agriculteurs français en ces premiers jours du mois de novembre, notamment dans l’ouest du pays. En Bretagne, une partie de l’activité agricole a ainsi été paralysée pendant plusieurs jours.
Selon le ministère de l’Agriculture, plusieurs centaines d’exploitations ont été touchées, à commencer par le secteur du maraîchage dont les serres, mais aussi les cultures de plein champ (choux-fleurs, poireaux), ont subi des dégâts importants. Les élevages ont également beaucoup souffert. Pour eux, les séquelles sont multiples : pénuries d’eau et d’électricité, arbres cassés ou déracinés dans les prairies, toitures arrachées… La région Bretagne a annoncé débloquer un million d’euros pour indemniser les agriculteurs des dégâts causés aux matériels non assurables.
 
En Normandie, notamment dans les départements du Calvados et de la Manche, la filière cidricole est particulièrement sinistrée en pleine saison de récolte des pommes, qui s’étale normalement jusqu’à fin novembre. Les fruits sont bien souvent tombés à terre et il va falloir les ramasser en moins d’une semaine.

Régime de « calamité naturelle »


Dans le Pas-de-Calais, ce sont les inondations qui ont frappé le secteur agricole le mercredi 8 novembre. Rien que dans le canton de Calais, les dégâts sont estimés à 30 millions d’euros et touchent de nombreuses productions : lait, paille, betteraves, semis de blé, chicorée…
 
Emmanuel Macron a annoncé dès le vendredi 3 novembre, depuis Plougastel-Daoulas (Finistère), le recours au régime de « calamité naturelle ». En cas d’absence d’assurance, le régime d’indemnité de solidarité nationale (ISN) pourra être activé. Les organisations et syndicats agricoles espèrent une réaction rapide des services de l’État pour soulager les exploitants victimes de cette météo calamiteuse.

Jérôme Besnard

Soutenez un média 100% indépendant

Pour découvrir la suite, souscrivez à notre offre de pré-abonnement

Participez à l'essor d'un média 100% indépendant
Accédez à tous nos contenus sur le site, l'application mobile et la plateforme vidéo
Profitez de décryptages exclusifs, d'analyses rigoureuses et d'investigations étayées

Commentaires

Soyez le premier à ajouter un commentaire

À lire

« La question des mineurs victimes d’abus sexuels devrait constituer une priorité de politique publique »

Un entretien d’OMERTA avec Béatrice Brugère, secrétaire générale du Syndicat Unité Magistrats, auteur du livre "Justice : la colère qui monte" (L’Observatoire) et Delphine Blot, magistrate.

Législatives : Ces personnalités de la droite et du centre qui soutiennent l’initiative d’Éric Ciotti

Anciens ministres, parlementaires ou maires, issus de la droite libérale, ils approuvent le choix du Président des Républicains de nouer des accords électoraux avec le Rassemblement national pour gagner les élections législatives. Revue des effectifs.

Enfance en danger : Karl Zéro, Mathieu Bock-Côté et Najat Vallaud-Belkacem au menu d’OMERTA

Le cinquième numéro papier d’OMERTA , d'ores et déjà disponible en kiosque, frappe fort en abordant des thématiques trop souvent taboues, des scandales volontiers mis sous le boisseau, en lien avec l’avenir de nos enfants.

Emmanuel Macron a déroulé le tapis rouge à Volodymyr Zelensky

Accueil en Normandie, honneurs militaires aux Invalides, discours à l’Assemblée nationale… Rien n’était trop bon trop beau pour encenser le controversé président ukrainien qui souhaite voir les occidentaux augmenter fortement leur soutien à sa croisade défensive contre les Russes.

Quand le général de Gaulle refusait de commémorer le 6 Juin 1944

Si depuis trente ans, les commémorations des principaux anniversaires du débarquement anglo-américain sur les côtes normandes sont orchestrées, et parfois instrumentalisées, par les Présidents de la République française, il n’en a pas toujours été le cas.

À Voir

Iran : retour d'expérience sur CNews de Régis Le Sommier

Débat entre Régis Le Sommier et BHL