Politique

Séisme politique aux Pays-Bas

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Les élections législatives se tenaient ce 22 novembre aux Pays-Bas suite à la chute du gouvernement du Premier ministre de centre-droit Mark Rutte, lui-même au pouvoir depuis 2010. Avec 23,4 % selon les derniers résultats connus, le PVV de Geert Wilders, 60 ans,  obtiendrait 35 des 150 sièges de la chambre basse du parlement néerlandais. La coalition socialiste et écologiste obtiendrait 15 % et le centre-droit, allié européen d’Emmanuel Macron, seulement 15 %. Le nouveau parti de droite « antisystème » NSC (Nouveau contrat social), lui, effectue une percée réelle mais limitée à 12 %. Le parti agrarien, qui avait engrangé de bon résultats aux dernières élections locales, ne dépasserait pas les 5 %.

Percée de la droite populiste


En 2021, lors des précédentes élections législatives, le parti de Geert Wilders n’avait obtenu que 10,8 % des voix. La percée des populistes est donc significative. La question migratoire n’est pas étrangère à cette évolution politique majeure dans un pays jusque-là acquis aux libéraux. Issu de leurs rangs, Geert Wilders a fondé le PVV en 2006 et a obtenu 24 sièges en 2010, émergeant ainsi sur la scène politique néerlandaise. Il est notamment connu pour des positions identitaires très critiques envers l’islam qui lui ont valu d’être menacé de mort par des islamistes.

Pour autant, la formation d’un gouvernement, soutenu par une majorité de 76 députés, va s’avérer difficile pour Geert Wilders puisque aucun des trois partis arrivés derrière le PVV ne souhaitent a priori s’allier avec lui. En France, marine Le Pen s’est empressée de saluer sur les réseaux sociaux le résultat inédit de l’allié du Rassemblement national au Parlement européen, le PVV y siégeant comme le RN au sein du groupe Identité et Démocratie (ID).

 

Jérôme Besnard

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Commentaires

philippe paternot

Il y a 3 mois

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l'estrêême droate !!! mais pourquoi ?

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