Société

Paris : qui bouche le métro ?

 Un à deux métros en moins sur dix, pour quelques lignes. Ce n’est pas tant que cela a priori. Encore les Parisiens qui râlent -redondance- ou vrai changement ? Pour une fois, tous sont unanimes : les transports en commun sont bien plus rares et bondés que d’habitude. Des marées noires de monde envahissent les rames de métro, les gares et les arrêts de bus. 

D’ailleurs, tout cela n’est pas qu’un ressenti. La saturation des lignes n’a jamais été aussi élevée depuis 2019. Rien à avoir avec la rentrée 2021, quand presque tous les bus, transiliens et métros étaient disponibles. 

Le constat ne fait donc pas débat. Mais quelle est la cause de ces problèmes ? En fait d’une cause, il y en a plusieurs. Mais toutes sont reliées au même fait : Paris manque de conducteurs. 

À court terme, l’écueil devrait disparaître selon certains. Philippe Laurent, Président de la commission des transports à la région, explique notamment le phénomène par l’absentéisme de centaines de conducteurs qui auraient déposé de faux arrêts-maladie pour en faire des congés payés. Contre eux, des procédures ont déjà été engagées. Il ajoute par ailleurs que les anciens conducteurs aujourd’hui à la retraite n’ont pas encore été remplacés. Rien de grave en somme. 

Peut-être cependant, que l’enjeu est un peu plus vaste que cela. En effet, selon nos confrères de BFM-Ile-de-France, la région ferait face à d’importantes difficultés de recrutement, alors que les conditions de travail sont déjà peu enviables… en partie à cause du manque de personnel ! En effet, les grands syndicats parisiens ont d’ores et déjà prévu une grève générale le 10 novembre prochain à ce sujet. Un cercle vicieux que Valérie Pécresse, président de la région, ne pense pas à résoudre pour le moment. 

Ce serait donc une centaine de conducteurs qui manqueraient aujourd’hui. Un problème qui n’aurait jamais dû exister puisque d’importants travaux d’automatisation de la ligne 4 accusent déjà plusieurs mois de retard, ce qui retient un important nombre de conducteurs qui auraient pu être réaffectés. 

Une situation tendue qui, si elle dure, ne manquera pas d’agacer Parisiens, touristes et professionnels des transports. 

La rédaction d'OMERTA

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