Société

Le plan « refondation » du système de Santé : des sentiments mitigés

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 C’est une première depuis le début de son mandat, Emmanuel Macron a dédié une cérémonie de vœux aux acteurs de la santé, hospitaliers et libéraux vendredi 6 janvier. Un fait inédit qui marque la priorité accordée à la crise qui frappe le secteur médical. Crise révélée par le Covid-19 et par la triple épidémie qui a touché la France en fin d’année 2022.
 
L’Élysée a annoncé en amont que le chef d’État « reviendra sur les actions engagées, les défis à relever ainsi que les travaux à conduire pour refonder notre système de santé », qu’il donnerait un « cap aux soignants » pour leur permettre de « retrouver du sens dans leur métier ». Un défi ambitieux pour un secteur hospitalier sens dessus dessous, depuis une décennie. Olivier Véran, le ministre de la Santé a ajouté que « Le discours d’Emmanuel Macron fera date ». Face à ces annonces très prometteuses, le corps médical attendait des mesures très concrètes, ont-ils été convaincus ?
 
Le pouvoir du « collectif »
 
« Retrouver du sens » : c’est la phrase la plus prononcée par Emmanuel Macron. Après avoir partagé sa compassion pour le personnel soignant et saluer leur « dévouement », le chef d’État évoque la cyber-attaque qui a menacé le centre hospitalier de Versailles, « nous avancerons sur ce sujet aussi ». Puis il partage sa compassion face aux inquiétudes des aides-soignants qui ont le sentiment de « passer d’une crise à l’autre ». Après avoir salué leur dévouement, il dresse ensuite un triste constat.
 
Des urgences saturées qui ferment, des soignants qui manquent et ceux qui démissionnent, des déserts médicaux toujours plus grands, des médecins libéraux en grève, des pénuries de médicament qui poussent certains pharmaciens à les fabriquer eux-mêmes : le corps médical est malade, et c’est ce qui a le moins de sens. La solution : « le collectif » car « c’est ensemble, que nous y arriverons » promet le chef d’État, « pour aller plus vite, et plus fort ».
 
Objectifs à court et à moyen termes
 
« J’ai pas attendu le Covid pour …

Laurine Gaubour

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