Politique

La monarchie comme principe conservateur

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Le Royaume-Uni est devenu un État multiculturel, avec un Premier ministre conservateur, Rishi Sunak, d’origine hindoue et un Premier ministre d’Écosse, l’indépendantiste Humza Yousaf, d’origine pakistanaise. De même, le secrétaire d’Etat (ministre) de l’Intérieur du Royaume-Uni est une femme d’origine indienne, Suella Braverman, convertie au bouddhisme. Au plan local, le maire de Londres depuis 2016, Sadiq Khan est lui aussi d’origine d’origine pakistanaise, tandis que le maire du quartier de Wesminster (où se trouve le palais de Buckhingam), Hamza Touzzale est pour sa part d’ascendance marocaine. Une situation qui témoigne de l’empreinte particulière léguée aux îles britanniques par l’empire des Indes. 
 
L’avenir dure longtemps
 
Si la population a profondément évolué du fait de l’immigration, le Royaume-Uni conserve sa singularité du fait de son caractère insulaire (encore renforcé par le Brexit) et par une institution multiséculaire : la dernière monarchie sacrale d’Europe. Une monarchie parlementaire qui a survécu à le Révolution anglaise du XVIIe siècle, c’est-à-dire à la dictature de Cromwell (1653-1659). 
 
Cette institution joue plus qu’un rôle symbolique. Elle assure le lien entre Londres et ses anciennes colonies dont beaucoup ont conservé le système monarchique. De plus, le souverain joue un rôle de conseil auprès du Premier ministre. Dans un monde soumis aux aléas de la mondialisation et des migrations, la famille royale britannique fait office de conservatoire des traditions nationales. Comme le rappelait le constitutionnaliste Frédéric Rouvillois dans une tribune publiée dans Le Figaro : « L’institution qu’incarne désormais le roi Charles III a en effet pour principal intérêt, et pour caractéristique majeure, de s’inscrire dans la durée. » La légitimité politique de cette monarchie repose sur des principes simples : le consentement populaire, le service de la patrie y compris sur le plan militaire, l’empreinte religieuse anglicane… 
 
Assurer la pérennité …

Jérôme Besnard

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