Géopolitique

Guerre en Ukraine : le terrorisme par les drones

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Si l’apparition des drones de combat date de la Seconde Guerre Mondiale, son utilisation a presque toujours été limitée aux guerres américaines, notamment contre le terrorisme en Afghanistan et au Pakistan. Dans ce dernier pays, les locaux en viennent à les apprécier pour leur capacité à frapper de plus en plus précisément là où l’armée ne peut se rendre. 

Mais les décennies passant, l’ensemble des grandes puissances militaires mondiales ont fini par s’en doter. France, Royaume-Uni, Arabie Saoudite, Chine, et bien sûr Russie ont commencé à en fabriquer, les faisant peser jusqu’à 8,8% de leur budget militaire. Alors, la guerre russo-ukrainienne s’est également faite le terrain d’expérimentation de ces nouvelles armes, dont le conducteur est considéré comme un combattant par les traités internationaux. 

Dès le début du conflit, les Russes ont utilisé des drones dans un but militaire, ou de reconnaissance. Or, ceux-ci, de piètre qualité, n’ont pu produire de résultats satisfaisants. Face à eux, les drones ukrainiens, artisanaux, sont de simples drones civils à peine modifiés pour un usage militaire. 

Mais alors que la guerre s’intensifiait, l’armée ukrainienne a commencé à faire l’acquisition de drones turcs « Bayraktar ». Peu chers, livrables rapidement et disponibles en grande quantité, ils sont devenus particulièrement répandus depuis quelques années. Selon le fabricant Baykar, ce sont aujourd’hui 22 pays qui en utilisent. Le directeur général d’OMERTA, Charles d’Anjou, expliquait d’ailleurs récemment à BFMTV que « c’est une guerre de drones. […] Les Ukrainiens en étaient très bien pourvus puisque la Turquie et Israël les fournissent depuis le début du conflit […]. C’était la faiblesse des Russes ». 

Une faiblesse désormais compensée avec l’emploi massif de drones iraniens à des fins terroristes. Ce n’est pas un hasard si, en pleine guerre, Vladimir Poutine s’était rendu en Iran pour une visite diplomatique en juillet dernier. « Les Russes sont en train de combler un …

Alexandre de Galzain

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