Politique

Élus macronistes et députés RN communient autour de la mémoire de Napoléon III

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C’est dans le cadre monumental, mais mal entretenu par la Ville de Paris, sa propriétaire, de l’église Saint-Augustin que l’Association des amis de Napoléon III et l’historien Maxime Michelet organisaient une messe solennelle en hommage au dernier souverain français, à l’occasion du 150e anniversaire de sa mort en exil en Angleterre le 9 janvier 1872 de la maladie de la pierre. Au premier rang de l’assemblée, on remarquait le prince Joachim Murat, descendant de la tante de Napoléon III, les maires macronistes de Nice (Christian Estrosi) et Saint-Germain-en-Laye (Arnaud Péricard), villes impériales, ainsi que les députés RN Jean-Philippe Tanguy (Somme) et Alexandre Sabatou (Oise) qui ne font pas mystères de leur filiation politique bonapartiste. À l’issue de la cérémonie, la maîtrise de la maison d’éducation de la Légion d’honneur a notamment entonné le « Dio vi salvi regina » (hymne de la Corse) et « Partant pour la Syrie » (hymne officieux du Second empire, composé vers 1807 par la reine Hortense, mère de Napoléon III. 
 
Retour des cendres
Le lieu de cette commémoration religieuse était bien choisie puisque l’église Saint-Augustin fut construite à l’initiative du couple impériale qui souhaitait en faire le pendant rive droite de l’église du Dôme des Invalides ou repose, rive gauche, Napoléon Ier. Pourrait-elle devenir demain le tombeau du deuxième empereur français, de l’impératrice Eugénie (morte en 1920 à Madrid) et de leur fils tué par les Zoulous en 1879 ? C’est en tout cas le souhait de Jean-Philippe Tanguy qui a déposé une proposition de résolution en ce sens à l’Assemblée nationale et écrit à ce sujet au Président de la République. Pour motiver cette demande, il insiste sur les services rendus par la famille impériale à la France. C’est également une vieille demande de l’ancien ministre Christian Estrosi que soutenait aussi en son temps Philippe Séguin, auteur en 1990 d’un Louis Napoléon le Grand.  
 
Bilan contrasté 
Malgré une riche actualité bibliographique, …

Jérôme Besnard

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Commentaires

Jean-Pierre COMPAGNE

Il y a 1 ans

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La France est injuste vis à vis de Napoléon III qui lui a en outre permis de s'industrialiser grâce au régime fort qu'il a mis en place, la France étant du fait de ses carences "démocratiques" de l'époque déjà en retard de plusieurs décennies notamment par rapport à l'Angleterre et l'Allemagne.

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