Société

Dérivé du cannabis, le HHC dans un flou de la juridiction

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Aujourd’hui, seul le CBD est autorisé en France à condition que le taux de THC présent dans la molécule ne dépasse pas le seuil des 0,3%. Le HHC, lui, est présenté sur les sites de vente comme un entre-deux du CBD (aux effets apaisants et relaxants) et du THC, que l’on connait pour être un principe actif stimulant et euphorisant.

« Clairement, ça fait planer »

La réalité des effets du HHC sur l’organisme n’est pas très claire puisque, comme lors de la consommation de THC, les sensations diffèrent d’un individu à l’autre. Par ailleurs, même sur les sites internet, les versions ne s’accordent pas toujours. Alors même si la divergence se trouve dans l’intensité des effets, le HHC « imite ceux du THC », peut-on lire sur le site de distribution HHC.PARIS. Comparé au CBD, le HHC est « plus stimulant et euphorisant ». Les deux substances ont la même structure chimique, à la différence que le THC est naturel alors que la molécule HHC est hydrogénée en laboratoire. Contrairement au CBD qui agit sur le récepteur B2 présent dans le système nerveux, les deux autres se fixent sur le récepteur B1.

Partout on peut lire « légèrement psychotrope ». Mais selon Mai Lan, vendeuse dans une boutique dédiée aux produits naturels de CBD, « clairement, ça fait planer ». Pour elle, hors de question de vendre une substance modifiée en laboratoire, contenant des métaux lourds et nocifs pour la santé sur le long terme. Comme aucune étude n’a été suffisamment poussée pour connaître les dangers du produit, rien ne garantit la sécurité des consommateurs.

À qui la responsabilité ?

« C’est à chaque fabriquant et vendeur, selon leur degré de conscience, de vendre un produit de qualité », au niveau de la production comme de la transformation chimique, préconise Cannanews, une page internet dédiée à l’information sur la législation et la vente de cannabis. Rien de très rassurant lorsqu’on lit les témoignages de consommateurs rapportés par un article du Figaro : « effets psychoactifs, céphalées, …

Pierre-René Lavier

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