Géopolitique

Arrête ton char, Volodymyr !

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De notre envoyé spécial à Bruxelles (Belgique)
Bien sûr le quartier du Berlaymont, autour du siège de la Commission européenne était bouclé. Bien entendu, on notait quelques chevaux de frise tels que les affectionnent la police bruxelloise autour des grands hôtels de la capitale belge. Mais au fond, la venue de Volodymyr Zelensky à Bruxelles après ses visites-surprises à Londres et Paris à la veille de l’anniversaire du déclenchement des opérations militaires russes sur le territoire ukrainien, n’a pas entraîné pour les Bruxellois de changements dans leur vie quotidienne habituelle lors des grands sommets européens. Le dispositif de sécurité était le même que d’habitude en pareille circonstance et les touristes en mal de temps à perdre se photographiaient devant l’inesthétique façade du Parlement européen qui défigure la place de Luxembourg. « Nous sommes fier qu’il vienne à Bruxelles » a déclaré le Premier ministre belge (libéral flamand) Alexander De Croo qui y voit un « signal politique extrêmement important ». Le contraire aurait été surprenant par les temps qui courent. Pourtant, croisant une éditrice d’origine française résidant à Bruxelles, c’est bien l’auteur de ces lignes qui lui apprend la présence du chef d’État ukrainien. « J’avais bien remarqué des hélicoptères », se reprend-elle avant de s’éloigner dans une rue baignée par cette lumière d’hiver qui n’appartient qu’au ciel des Flandres.

« Bienvenue à la maison »
Vêtu de son habituel accoutrement passe-muraille qui révèle un sérieux manque de respect, tant au roi Charles III d’Angleterre qu’à l’ordre de la Légion d’honneur dont il a été fait Grand’croix (la distinction la plus élevée à titre étranger) mercredi soir au Palais de l’Élysée par un Emmanuel Macron débordant d’affection, Volodymyr Zelensky, qui a atterri à l’aéroport militaire de Bruxelles en provenance de l’aérodrome de Villacoublay, s’est donc exprimé jeudi matin devant le Parlement européen. Une étape imposée par la course à la …

Jérôme Besnard

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Commentaires

Eric Laude

Il y a 1 ans

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Quelle pitoyable spectacle que nous offrent notre Président et l'Europe. Qu'est devenue la diplomatie où la France excellait dans ce domaine? Le Président déconstruit tout, y compris le corps des diplômâtes. Les dirigeants Américains sont une plaie pour l'Europe. Là encore, où est passée notre indépendance stratégique, économique, énergétique et culturelle ? Il y a longtemps que nous aurions dû nous rapprocher de la Russie et non la provoquer. Je suis consterné par nos alliances avec certains pays du Golfe qui bafouent la dignité humaine. Que l'on aide humanitairement le peuple Ukrainien, tout à fait d'accord, mais nous ne devons pas dépoiler notre armée pour satisfaire les caprices de leur président.

gilles delolme

Il y a 1 ans

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BOF....il n'y a rien a attendre ZELENSKY et encore moins de L'EUROPE....tous sont aliénés a BIDEN.

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