Société

Antispécisme : les droits de l'homme au pays des animaux

La lecture des articles est réservée aux abonnés

Alors que l’Espagne légifère maladroitement en ouvrant une brèche à la zoophilie, en France le combat pour les droits des animaux va de la simple condamnation des actes de cruauté à la promotion de l’« antispécisme ». Ce courant de pensée radical fonde sa morale sur une même capacité des animaux et des hommes à ressentir du plaisir ou de la souffrance. L’homme est donc un animal comme les autres, qui ne doit pas donner priorité à son espèce. Comme les autres, mais seul capable de mettre fin à toutes souffrances dans le monde : exploitation animale de tous types, chasse ou… prédation. 

Le mouvement s’est fait connaître par ses coups d’éclat, peignant des boucheries au sang de porc ou exposant des bêtes abattus pour émouvoir les passants. Sa représentation médiatique et politique est assurée par les militants véganes, comme la porte-parole de « Boucherie Abolition » Solveig Halloin, ou le désormais député Aymeric Caron. Mais quelles sont les mentalités charnières du mouvement, relayées par la presse ? Deux se détachent du lot.

Animal, mon ami, mon frère : l’antispécisme du quotidien

Le cheval bénéficie déjà, dans le vocabulaire courant, d’une personnification honorifique : ses pattes sont des jambes, son museau est un nez. Mais ces distinctions sont avant tout le fruit de milliers d’années de services rendus à l’homme. Aujourd’hui, la tendance pousse à considérer l’animal non plus comme tel, mais comme un compagnon de même dignité, de même intérêt, de même grandeur qu’un ami, voire un amant légalement dans certains pays comme le Danemark.

Tout part de cet amour de l’animal de compagnie, de plus en plus fort à mesure que déçoivent les hommes, et porté par une certaine presse qui s’empare du sentiment primordial pour en tirer les conséquences idéologiques. Un article de Ouest France en est un bon exemple, intitulé « Mon chien ou mon chat n’est pas un animal de compagnie, il est ma famille ». Le glissement se veut affectueux, mais la vraie perdante est justement la …

Alexandre Cervantes

Soutenez un média 100% indépendant

Pour découvrir la suite, souscrivez à notre offre de pré-abonnement

Participez à l'essor d'un média 100% indépendant
Accédez à tous nos contenus sur le site, l'application mobile et la plateforme vidéo
Profitez de décryptages exclusifs, d'analyses rigoureuses et d'investigations étayées

Commentaires

Patrick Jobart

Il y a 2 semaines

Signaler

0

Ces gens n'ont aucune notion d'écologie. Les milieux naturels sont régis par des équilibres délicats, que l'homme perturbe régulièrement. Rappelons-nous Mao et les "moineaux nuisibles", campagne qui aboutit à une épouvantable famine du fait de la prolifération d'insectes. Si les lions sont tués ou rendus végétariens, les gazelles pulluleront et leurs ressources alimentaires diminueront, etc...

À lire

Guerre en Ukraine : les impostures d’un volontaire américain chouchou des médias

Figure médiatique reconnue pour son action aux côtés des forces ukrainiennes, un volontaire américain, James Vasquez, aurait en fait fabulé sur ses prouesses au front et sur son statut de combattant. Pour la presse comme pour ses soutiens outre-Atlantique, la déconvenue est de taille.

Boulets rouges transpartisans

« Arrogant », « illégitime », « hors sol » : l’allocution du Président de la République sur France 2 ce mercredi aura, d’une certaine manière, fait l’unanimité.

[Essai] Conduire la guerre : la voie du dux bellorum

Un essai à deux voix nous fait redécouvrir l’art opératif multidisciplinaire élaboré en son temps par Alexandre Svetchine.

L’exportation de produits agricoles français en baisse

Le public a pu découvrir dès ce samedi la 59ème édition du Salon de l’Agriculture, évènement majeur de la filière agricole. Alors que le secteur traverse une période épineuse, notre pays, autrefois fierté de l’agriculture mondiale, a été relégué au cinquième rang des exportateurs de produits agricoles, soit une chute vertigineuse en seulement deux décennies.

Où acheter mon magazine OMERTA ?

Si vous cherchez à vous procurer le premier numéro de notre magazine OMERTA, vous êtes au bon endroit !

À Voir

Iran : retour d'expérience sur CNews de Régis Le Sommier

Débat entre Régis Le Sommier et BHL