L’attaque israélienne contre des cibles iraniennes dans la nuit de jeudi à vendredi a provoqué une onde de choc immédiate sur les marchés mondiaux.
Tandis que les cours du pétrole bondissent à leur plus haut niveau depuis cinq mois, les places boursières plongent, prises dans une spirale d’inquiétude sur l’escalade militaire au Moyen-Orient et ses conséquences économiques.
Le baril de Brent a grimpé de plus de 8 % pour atteindre 75,10 dollars, tandis que le brut américain s’est envolé à 74 dollars. Une hausse brutale alimentée par la crainte d’une rupture d’approvisionnement dans une région clé pour le pétrole mondial. Ce regain de tension survient alors que les négociations sur le programme nucléaire iranien piétinent et que les attaques israéliennes visent potentiellement des infrastructures sensibles.
Les bourses asiatiques ont été les premières à encaisser le choc. Le Nikkei japonais a chuté de 1,2 %, le Kospi sud-coréen de 1,4 %, et Shanghai a reculé de 0,8 %. En Europe, les indices ouvrent en baisse, et les contrats à terme américains annoncent une séance rouge, avec des pertes attendues de 1,5 à 1,7 % sur le Nasdaq, le S&P 500 et le Dow Jones. Ces reculs effacent en partie les gains réalisés jeudi après une bonne surprise sur l’inflation aux États-Unis.
La montée des tensions entre Israël et l’Iran, qui intervient sur fond de guerre ouverte à Gaza et de rivalités régionales accrues, inquiète particulièrement les investisseurs. Une déstabilisation durable du Golfe pourrait compromettre les efforts de reprise économique mondiale, alimenter une nouvelle flambée de l’énergie, et perturber les chaînes d’approvisionnement.
Alors que la Réserve fédérale américaine doit se réunir la semaine prochaine, l’incertitude géopolitique pourrait peser sur les décisions futures concernant les taux d’intérêt. Pour l’heure, les analystes anticipent un statu quo, mais la situation pourrait évoluer rapidement si le conflit s’étend ou affecte plus directement les intérêts occidentaux.





