L’Iran hausse le ton face à la dernière proposition américaine sur le nucléaire. Le lundi 9 juin, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baghaei, a déclaré que l’offre des États-Unis était « inacceptable » et ne tenait pas compte des avancées des négociations précédentes.
Téhéran entend désormais soumettre une contre-proposition « raisonnable, logique et équilibrée » via les bons offices du sultanat d’Oman, médiateur discret mais actif dans le dossier.
Le cœur du désaccord reste inchangé : le niveau d’enrichissement d’uranium autorisé, le devenir des stocks hautement enrichis, et surtout la levée effective des sanctions américaines. Pour les Iraniens, pas question de renoncer à leurs capacités nucléaires sans garanties économiques concrètes. « Nous devons nous assurer que nos relations bancaires et commerciales reviennent à la normale avant toute levée de sanctions », a insisté Baghaei.
Une réunion est d’ores et déjà prévue dimanche prochain à Mascate entre les deux parties, en marge d’un sommet régional. Elle se tiendra plus de deux mois après le dernier round de négociations avorté. Malgré l’annonce d’un retour au dialogue, le climat reste tendu. Le guide suprême Ali Khamenei a rejeté avec fermeté la dernière offre américaine, dénonçant une manœuvre hostile aux intérêts stratégiques iraniens.
De son côté, Donald Trump a confirmé l’imminence d’un nouveau cycle, tout en réaffirmant sa ligne dure : « Ils veulent l’enrichissement, ils ne peuvent pas avoir l’enrichissement. » Une position qui semble augurer de négociations extrêmement tendues, dans un contexte régional déjà explosif.
Le spectre d’un nouvel échec diplomatique plane, alors que le retour à un accord équilibré semble toujours aussi lointain.





