Nucléaire iranien : Téhéran condamne l’arme atomique mais défend son droit à l’enrichissement

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Dans un climat diplomatique tendu, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a déclaré samedi 31 mai que son pays considère l’arme nucléaire comme « inacceptable ». Cette déclaration intervient alors que les négociations entre l’Iran et les États-Unis sur le programme nucléaire iranien reprennent, sans date précise pour le prochain cycle de discussions.

Si Araghchi dit partager la position américaine sur l’inacceptabilité de l’arme atomique, Téhéran refuse toujours de renoncer à son programme d’enrichissement d’uranium. L’Iran argue de son droit à une technologie nucléaire civile, notamment pour des usages énergétiques. Pourtant, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) rappelle que la République islamique est le seul État non doté de l’arme nucléaire à enrichir l’uranium à un taux aussi élevé (60 %), alimentant les soupçons occidentaux.

La nouveauté de cette séquence diplomatique réside dans l’ouverture — conditionnelle — de l’Iran à la venue d’inspecteurs américains sous l’égide de l’AIEA, une première depuis la révolution de 1979. Une telle avancée ne se fera que si un accord global est trouvé avec Washington, a précisé Mohammad Eslami, président de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique.

De son côté, le président Donald Trump a réaffirmé vendredi que l’Iran ne « pourra jamais se doter de l’arme nucléaire », tout en se disant « assez proche » d’un accord. Une position accueillie avec scepticisme à Téhéran. Les discussions, relancées à Rome le 23 mai sous médiation omanaise, n’ont pour l’heure abouti à aucune percée décisive.

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