À Kaziba, des sources locales font état de plus de 12 000 ménages déplacés. Les arrivées se poursuivent à Rurambo, où des familles manquent de nourriture et d’abris, tandis que les affrontements opposant le FRN aux forces congolaises se poursuivent.
Dans le territoire de Walungu, au Sud-Kivu, les combats engagés le 12 octobre entre le Front pour la refondation de la nation (FRN) et les Forces armées de la RDC (FARDC), appuyées par les combattants wazalendo, provoquent des déplacements de population en chaîne. Selon des organisations locales, plus de 12 000 ménages avaient fui Kaziba et ses environs.
Des villages vidés, des familles dispersées
Les déplacés ont rejoint plusieurs chefferies : Ngweshe, dans le territoire de Walungu, Bafuliro, dans le territoire d’Uvira ainsi que Burhinyi et Luhwinja, dans le territoire de Mwenga.
Une organisation locale estimait que près de 2 500 ménages avaient quitté l’aire de santé de Kasheke, et plus de 3 000 celle de Kaziba-centre.
Sur le terrain, les associations signalent l’arrivée de milliers de déplacés à Rurambo, dans les hauts plateaux d’Uvira. Selon les acteurs locaux cités le 24 octobre, plusieurs familles, dont des femmes et des enfants, étaient sans abri, nourriture ni assistance.
Une crise qui dépasse Kaziba
À Rurambo, les FARDC et les wazalendo gardent le contrôle du centre, tandis que le village voisin de Kahololo est présenté comme un bastion de Twirwaheno, allié au FRN. Des déplacés Banyamulenge se seraient réfugiés à Kahololo.
Ces déplacements se poursuivent malgré les processus de paix engagés à Doha et à Washington, qui n’ont pas permis de mettre un terme aux affrontements sur le terrain.
La priorité immédiate reste la protection des civils, l’accès humanitaire et la possibilité pour les familles de trouver refuge sans être exposées à de nouvelles violences.
Martin Alliot





