Un nouveau scandale frappe le premier cercle de Zelensky

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L’Agence nationale anticorruption ukrainienne affirme avoir mis au jour un vaste montage financier impliquant un ancien proche collaborateur de Volodymyr Zelensky, relançant les accusations de corruption qui fragilisent depuis plusieurs mois le pouvoir ukrainien. Selon les enquêteurs du NABU, plusieurs hauts responsables et hommes d’affaires liés à l’ancien entourage présidentiel auraient participé à un système complexe de détournement de fonds dans le secteur énergétique ukrainien.

Au cœur de l’affaire apparaît l’ancien directeur de l’administration présidentielle Andriï Iermak, longtemps considéré comme le bras droit le plus influent de Zelensky pendant la guerre contre la Russie. Les autorités anticorruption ukrainiennes soupçonnent un réseau organisé d’avoir blanchi plusieurs centaines de millions de hryvnias via des projets immobiliers de luxe près de Kiev. Une partie des fonds aurait transité par des contrats liés au géant énergétique public Energoatom.

L’enquête, surnommée « Opération Midas », est désormais présentée comme l’un des plus grands scandales de corruption depuis le début du conflit avec la Russie. Les investigations auraient duré plus d’un an et mobilisé des dizaines de perquisitions ainsi que des milliers d’heures d’enregistrements. Plusieurs anciens ministres et proches du pouvoir ukrainien sont également cités dans le dossier, tandis que certains suspects auraient déjà quitté le pays avant les opérations judiciaires.

Cette affaire intervient dans un contexte particulièrement sensible pour Kiev. Depuis plusieurs mois, les agences anticorruption ukrainiennes entretiennent des relations de plus en plus tendues avec l’exécutif. En 2025, Volodymyr Zelensky avait déjà été accusé par ses opposants et une partie de la société civile d’avoir tenté de réduire l’indépendance du NABU et du parquet anticorruption après plusieurs enquêtes visant des personnalités proches du pouvoir. Ces réformes controversées avaient provoqué des manifestations inédites à Kiev ainsi que l’inquiétude des partenaires européens.

Le scandale fragilise également l’image internationale de l’Ukraine au moment où le pays dépend toujours massivement de l’aide occidentale. Bruxelles et Washington conditionnent depuis plusieurs années une partie de leurs financements aux progrès réalisés dans la lutte contre la corruption, considérée comme l’un des principaux points faibles structurels de l’État ukrainien. Malgré les réformes engagées depuis Maïdan, plusieurs observateurs estiment que les réseaux oligarchiques et les mécanismes de détournement restent profondément enracinés dans les sphères du pouvoir.

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