Les États-Unis ont salué jeudi 22 octobre les progrès enregistrés dans les négociations entre le gouvernement intérimaire vénézuélien et une partie de l’opposition. Washington estime que ce processus peut contribuer à renforcer les institutions, élargir les libertés politiques et préparer de futures élections jugées crédibles.
Le troisième cycle de discussions, ouvert le 15 octobre, s’est achevé à Caracas après plusieurs jours de travaux. Les délégations ont notamment accepté de revoir plusieurs textes concernant les interdictions politiques, les manifestations publiques et certaines dispositions utilisées contre des responsables de l’opposition.
Les deux camps ont également convenu de poursuivre la réforme des institutions judiciaires. Un comité chargé de préparer la sélection de nouveaux magistrats du Tribunal suprême doit être installé, tandis que les négociateurs souhaitent créer un mécanisme destiné à mieux garantir les droits politiques et la participation des différents courants.
Un autre accord porte sur les avoirs vénézuéliens conservés à l’étranger. Une commission commune doit travailler à la récupération de réserves d’or actuellement détenues à la Banque d’Angleterre. Le pouvoir et l’opposition veulent que ces actifs puissent être réintégrés dans les ressources du pays dans un cadre négocié.
Washington joue un rôle central dans ce processus. Les États-Unis avaient levé le 15 octobre les sanctions visant Jorge Rodríguez, principal négociateur du gouvernement et frère de la présidente par intérim Delcy Rodríguez. Cette décision avait été présentée comme un geste destiné à faciliter la poursuite des discussions.
La question des élections reste toutefois ouverte. Les deux délégations affirment vouloir aboutir à un nouveau scrutin présidentiel, mais aucune date définitive n’a encore été arrêtée. L’opposition souhaite des garanties plus solides concernant la participation des candidats, l’organisation électorale et l’indépendance des institutions.
María Corina Machado, figure majeure de l’opposition, ne participe pas directement à ces négociations. Son exclusion du processus reste un point de tension, alors même que son inéligibilité figure parmi les questions susceptibles d’être réexaminées dans le cadre de la réforme des interdictions politiques.
Le quatrième cycle de discussions est prévu en novembre. Pour Washington, l’objectif est désormais de transformer ces compromis partiels en réformes concrètes capables de stabiliser le Venezuela et de préparer une transition électorale. Les négociations progressent, mais les sujets les plus sensibles, notamment le calendrier du scrutin et l’avenir politique des principales figures de l’opposition, restent encore à trancher.





