Donald Trump et Vladimir Poutine ont trouvé un terrain d’entente lors d’un entretien téléphonique décisif, débouchant sur un cessez-le-feu partiel en Ukraine. Moscou suspendra ses frappes sur les infrastructures énergétiques ukrainiennes pour une période de 30 jours. Cet accord, bien que limité, pourrait marquer le début d’un processus plus large de désescalade.
Les deux présidents ont également ouvert des discussions sur une trêve maritime en mer Noire et la tenue de négociations au Moyen-Orient. Washington salue cette première avancée, tandis que Moscou pose ses conditions : l’arrêt complet de l’aide militaire américaine à Kiev et la fin du partage de renseignements.
Un premier échange de prisonniers aura lieu ce mercredi 19 mars, avec 175 soldats libérés de chaque côté. Pour Vladimir Poutine, cet accord partiel s’inscrit dans une stratégie plus ambitieuse : obtenir la reconnaissance des gains territoriaux russes et la levée des sanctions occidentales.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky accepte un cessez-le-feu inconditionnel, mais déplore les conditions imposées par la Russie, dénonçant une manœuvre visant à priver Kiev de moyens de défense pendant que Moscou se réarme.
Dans ce jeu diplomatique, Trump apparaît comme un médiateur audacieux, mais les critiques se multiplient à Washington. Des voix s’élèvent pour alerter sur le risque d’un piège russe et dénoncent un marchandage qui pourrait affaiblir durablement l’Ukraine.
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