Face à l’escalade explosive au Moyen-Orient, Donald Trump et Vladimir Poutine ont affiché une volonté commune de désamorcer les tensions.
Lors d’un échange téléphonique de 50 minutes ce samedi 14 juin, les deux dirigeants ont condamné l’offensive israélienne contre l’Iran et ont évoqué un possible retour à la table des négociations sur le nucléaire iranien. Ce cinquième appel depuis le retour au pouvoir de Trump confirme un rapprochement stratégique entre Washington et Moscou sur les grands dossiers de sécurité internationale.
Poutine, de son côté, s’est entretenu séparément avec les dirigeants iranien et israélien. Il a fermement condamné les frappes israéliennes, les jugeant contraires à la Charte de l’ONU, et a proposé la Russie comme médiatrice dans le conflit. Moscou, allié de longue date de Téhéran, se pose ainsi en arbitre diplomatique, alors que la région est au bord du chaos.
Dans le même temps, Poutine a également exprimé à Trump sa volonté de relancer les pourparlers avec l’Ukraine, après la mise en œuvre partielle d’accords conclus le 2 juin à Istanbul sur des échanges de prisonniers et de corps de soldats. Si Trump s’est dit favorable à une résolution rapide du conflit russo-ukrainien, Volodymyr Zelensky, lui, reste inflexible : pas question de céder les territoires annexés ni de renoncer à l’Otan.
Ce double front diplomatique, Moyen-Orient et Ukraine, marque un tournant. Trump, plus conciliant envers Moscou que son prédécesseur Joe Biden, pourrait faire de cette entente avec Poutine un pilier de sa stratégie internationale. Le président russe, quant à lui, entend profiter du vide diplomatique occidental pour renforcer son rôle sur la scène mondiale, à la fois comme faiseur de paix et comme interlocuteur incontournable.





