Le conflit soudanais a franchi un nouveau seuil de brutalité avec une attaque meurtrière contre un centre de santé au Darfour, faisant plus de 60 morts et des dizaines de blessés. Un épisode qui illustre l’effondrement total des règles de guerre dans un pays livré à une violence sans limite.
Selon les organisations internationales, l’établissement médical a été touché par des armes lourdes, provoquant un carnage parmi les patients, le personnel soignant et les civils présents sur place. Des enfants figureraient parmi les victimes, aggravant encore le bilan humain.
L’attaque s’inscrit dans la guerre opposant depuis 2023 l’armée régulière aux Forces de soutien rapide, deux anciens alliés désormais engagés dans une lutte pour le pouvoir. Dans cette confrontation, les infrastructures civiles sont devenues des cibles récurrentes, en dépit des condamnations répétées.
Dans la région du Darfour, largement contrôlée par les paramilitaires, les combats se concentrent autour de zones stratégiques que l’armée tente de reprendre. Les villes, marchés et hôpitaux paient le prix de cette guerre d’usure, où la distinction entre objectifs militaires et civils semble avoir disparu.
Les organisations humanitaires tirent la sonnette d’alarme face à une situation qui ne cesse de se dégrader. Le Soudan est aujourd’hui considéré comme l’un des pires foyers de crise au monde, avec des millions de déplacés et un système de santé en ruine.
Ce nouveau drame souligne l’impuissance de la communauté internationale à enrayer un conflit largement ignoré, alors que d’autres théâtres accaparent l’attention. Une guerre silencieuse, mais d’une intensité extrême, qui continue de ravager le pays loin des projecteurs.





