L’Italie menacée de rechute économique si la guerre s’enlise au Moyen-Orient

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La guerre au Moyen-Orient commence à produire des effets économiques bien au-delà de la région. En Italie, la Banque d’Italie et les milieux économiques tirent désormais la sonnette d’alarme, estimant que la poursuite du conflit pourrait faire basculer le pays en récession dès cette année.

Selon les projections évoquées dans plusieurs analyses économiques, la croissance italienne a déjà été amputée d’environ 0,2 point depuis le début des hostilités. Initialement attendue à 0,7% pour 2026, elle pourrait être ramenée à 0,5% dans un scénario de désescalade rapide.

Mais c’est surtout la durée du conflit qui inquiète. Si les tensions se prolongent au-delà du deuxième trimestre, l’économie italienne pourrait entrer dans une phase de stagnation. Et dans l’hypothèse d’un conflit durable jusqu’à la fin de l’année, une contraction du PIB d’environ 0,7% est désormais envisagée, synonyme de récession.

Derrière ces prévisions, plusieurs facteurs convergent. La flambée des prix de l’énergie, liée notamment aux perturbations du détroit d’Ormuz, pèse directement sur l’industrie et les ménages. Les entreprises italiennes pourraient ainsi supporter un surcoût énergétique massif, estimé à plusieurs dizaines de milliards d’euros.

À cela s’ajoutent des effets indirects : baisse des investissements, ralentissement des exportations et recul de la consommation dans un climat d’incertitude. L’inflation, tirée par l’énergie, devrait également repartir à la hausse, aggravant la pression sur les finances des ménages.

Ce scénario italien illustre plus largement la vulnérabilité des économies européennes face aux chocs énergétiques. Dépendantes des importations, elles restent exposées à toute perturbation durable des flux pétroliers et gaziers, ce qui pourrait transformer une crise géopolitique en véritable crise économique continentale.

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