Le sommet des BRICS 2024 s’ouvre à Moscou sous la direction de Vladimir Poutine

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Du 22 au 24 octobre, Vladimir Poutine, président de la Russie, orchestre à Moscou un sommet des BRICS. Cet événement réunit les chefs d’État des cinq pays fondateurs : Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud, ainsi que plusieurs nouveaux membres, tels que l’Iran, l’Égypte, l’Éthiopie et les Émirats arabes unis, signe de l’expansion croissante du groupe. Parmi les dirigeants attendus figurent notamment le président chinois Xi Jinping, le Premier ministre indien Narendra Modi et le président iranien Massoud Pezeshkian. La Russie veut ainsi démontrer qu’elle conserve des alliés solides sur la scène internationale, malgré les sanctions occidentales et l’isolement diplomatique qui en découle.

Cet élargissement des BRICS a été amorcé au sommet de Johannesburg en 2023, et depuis, plus de trente pays, dont la Thaïlande, la Malaisie et Cuba, ont exprimé leur intérêt à rejoindre l’organisation. En accueillant ce sommet à Moscou, que le Kremlin qualifie de « plus grand événement diplomatique organisé en Russie« , Poutine cherche à prouver que la Russie demeure influente sur le plan international. « Les portes sont ouvertes, nous n’excluons personne », a déclaré le président russe lors d’un forum à Moscou le 18 octobre.

Outre les dirigeants des BRICS, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, assistera également au sommet, ajoutant une dimension multilatérale aux discussions. Des questions cruciales, telles que les conflits en Ukraine et au Moyen-Orient, sont susceptibles d’être abordées au cours de ces échanges diplomatiques.

Les enjeux du sommet des BRICS 2024

Les discussions au sommet des BRICS 2024 ne se limitent pas à des questions économiques ou commerciales. Le groupe cherche également à s’imposer comme une force politique mondiale, capable de rééquilibrer un ordre perçu comme dominé par l’Occident. Selon Iouri Ouchakov, conseiller diplomatique de Vladimir Poutine, les BRICS ont pour ambition de « construire brique par brique un pont vers un ordre mondial plus juste ».

Pour Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin, la Russie cherche à instaurer des « relations basées sur le droit international et non pas sur des règles établies par des pays en particulier, notamment les États-Unis ». Cette déclaration marque une prise de distance claire avec l’ordre mondial dominé par les Occidentaux, que Moscou et ses alliés contestent. 

Les relations que la Russie entretient avec la Chine et l’Iran, deux puissances adversaires des États-Unis, illustrent cette volonté de Moscou de s’éloigner des règles imposées par les pays occidentaux. Cependant, la Russie semble vouloir jouer la carte de la prudence sur certains dossiers brûlants, comme le conflit israélo-palestinien. Bien que la présence du président iranien Massoud Pezeshkian, en pleine crise avec Israël, soit notable, Moscou s’en tient pour l’instant à des appels à la retenue.

En pleine guerre en Ukraine, ce sommet des BRICS pourrait ainsi marquer un tournant dans les relations internationales.

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