La France implique sa flotte de guerre dans le conflit israélo-palestinien

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La marine de guerre américaine n’est pas la seul à être confrontée aux attaques de drones des milices houthis financées par l’Iran au Yémen et à y répondre. La frégate française multi-missions (FREMM) Languedoc a abattu en mer Rouge dans la nuit du 9 au 10 décembre deux drones volant vers elle  depuis le nord du Yémen comme l’a confirmé l’état-major des armées. Les interceptions de ces armements houthis ont eu lieu à 110 km des côtes yéménites. Précisons que cette frégate de classe Aquitaine a été admise au service actif en 2017 et a participé aux bombardements sur la Syrie l’année suivante. Elle accompagne en ce moment le porte-avion américain Eisenhower en mer Rouge. Ayant pour port d’attache Toulon, elle embarque habituellement un équipage de 108 hommes.

Ambiguïté de la position française

Comme le Hezbollah au Liban, les rebelles houthis font partie du dispositif géopolitique chiite armé par l’Iran et animé par une hostilité franche à l’actuelle reprise en main très musclée de la bande de Gaza par Israël en réponse à l’attaque terroriste du Hamas perpétrée le 7 octobre dernier. Depuis le Liban et le Yémen, c’est par des actions de basse intensité que les alliés autoproclamés du Hamas harcèlent le nord et le sud de l’État d’Israël mais aussi les navires accusés de ravitailler celui-ci.  

Cette situation reflète à merveille l’ambiguïté de la position française vis-à-vis du conflit israélo-palestinien depuis le 7 octobre, entre soutien à Israël et souci humanitaire à l’égard de la population de Gaza. Une ambiguïté qui, au-delà des incertitudes reflétées par les déclarations contradictoires d’Emmanuel Macron, procède de l’impossibilité de réconcilier l’intérêt de puissance qu’a la France de sécuriser cette voie maritime essentielle et notre traditionnel discours sur le respect des droits de l’homme. 

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