OpenAI fait face à une nouvelle offensive réglementaire aux États-Unis. Plusieurs procureurs généraux d’États américains ont lancé une enquête visant les pratiques de l’entreprise à l’origine de ChatGPT, notamment concernant la protection des données de certains publics jugés particulièrement vulnérables.
Selon plusieurs médias américains, une demande officielle d’informations a été adressée à OpenAI par une coalition d’États coordonnée par la procureure générale de l’État de New York, Letitia James. Les autorités souhaitent obtenir des précisions sur la collecte, l’utilisation et la protection des données générées par les utilisateurs de ChatGPT, avec une attention particulière portée aux mineurs et aux personnes âgées.
Le projet arrive alors que les acteurs de l’intelligence artificielle générative font l’objet d’un contrôle de plus en plus attentif.Les régulateurs cherchent à déterminer si les dispositifs de sécurité mis en place par les entreprises du secteur sont suffisants pour prévenir les risques liés à l’exposition des publics les plus fragiles à ces nouvelles technologies.
OpenAI a confirmé l’existence de cette enquête et indiqué vouloir coopérer avec les autorités. L’entreprise affirme avoir renforcé ces derniers mois plusieurs mécanismes de protection destinés aux mineurs ainsi qu’aux utilisateurs manifestant des signes de détresse psychologique. Le groupe souligne également que l’intelligence artificielle demeure une technologie récente dont les usages évoluent rapidement.
La société dirigée par Sam Altman est déjà confrontée à plusieurs procédures judiciaires aux États-Unis. Début juin, le procureur général de Floride a engagé une action en justice contre OpenAI, estimant que certains produits du groupe pourraient mettre en danger des utilisateurs mineurs. D’autres procédures ont été initiées par des familles d’adolescents, notamment après plusieurs drames ayant alimenté le débat sur l’impact psychologique des agents conversationnels.
La pression réglementaire ne concerne pas uniquement OpenAI. En décembre dernier, les procureurs de 42 États et territoires américains avaient adressé une mise en garde commune aux principaux acteurs du secteur, parmi lesquels Google, Meta et Microsoft. Les autorités leur demandaient de renforcer les garde-fous entourant leurs modèles d’intelligence artificielle afin de limiter les risques de manipulation, de désinformation ou d’atteinte à la santé mentale des utilisateurs.





