Société

Un ouragan de violence s’abat sur Mayotte

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 Les récents évènements à Mayotte, survenus depuis le 12 novembre, font froid dans le dos. Mains coupées, enfants agressés, voitures brûlées… Rien ne semble pouvoir arrêter cette spirale de violence qui emporte tout avec elle, des investisseurs aux Mahorais qui commencent à quitter l’île. Pour la députée de Mayotte Estelle Youssouffa, sa circonscription est « au bord de la guerre civile ». Rien de moins. Mais comment la situation a-t-elle pu s’envenimer à ce point ? 

 

Une guerre tribale 

Pour avoir un semblant de réponse, il faut revenir à la rivalité traditionnelle entre les villages de Kawéni et Doujani. Les deux abritent des bandes rivales, qui ne s’apprécient franchement pas. Mais lorsqu’un jeune homme de 20 ans de Kawéni passe dans la nuit du 12 novembre à Doujani, et qu’il se fait massacrer à coups de « coupe-coupe », la mécanique du chaos s’enclenche. Dès le lendemain, les appels au meurtre surgissent. 

D’ailleurs, l’affaire ne s’arrête pas là. Mamoudzou [chef-lieu de Mayotte] subissent une nouvelle attaque le mercredi suivant, sur un bus scolaire cette fois-ci : un individu y coupe la main d’un autre. Le lendemain, le bilan est plus terrible encore : le bus est caillassé et plusieurs agresseurs montent à bord pour y distribuer au hasard les coups, et ainsi blesser le chauffeur et quatre passagers, tous élèves de Kawéni. C’en est trop : deux cents Kawénis partent du village le samedi, armés de machettes. Ils trompent la surveillance renforcée des forces de l’ordre pour aller se venger des assauts répétés des Doujanis. Une dizaine d’habitations est incendiée, ainsi qu’une cinquantaine de voitures au moins, rapportent nos confrères du Monde. Les agresseurs auraient également coupé les arrivées d’eau pour empêcher les pompiers de faire leur travail, et se sont dispersés dans la nature, sans oublier d’agresser quelques passants. 

La violence ne s’est d’ailleurs pas arrêtée là : un homme a eu les deux mains coupées, et un enfant a reçu un coup de machette dans la …

Alexandre de Galzain

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Commentaires

Patrick Jobart

Il y a 1 ans

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Le même problème existe en Guyane où les ressortissantes du Suriname n'ont qu'à franchir le Rio Lawa pour accoucher et obtenir la nationalité française pour leur enfant.

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