En 2013, Pavel Durov et son frère Nikolaï lancent Telegram une plateforme en ligne fondée sur la protection des données et la confidentialité des échanges. Cette forteresse numérique, à première vue rassurante, écarte pourtant tout regard extérieur, y compris celui des autorités publiques. Ainsi, une zone d’ombre se déploie où circulent des contenus tels que des images pédopornographiques, des informations pour préparer des actes terroristes, ainsi que des offres d’armes ou de produits stupéfiants…
Une enquête a donc été ouverte pour examiner de « l’éventuelle responsabilité pénale des dirigeants de cette messagerie dans la commission de ces infractions », car la plateforme refusait de transmettre les informations de ses utilisateurs.
L’arrestation de Pavel Durov est survenue le 24 août 2024. La justice française lui reproche son manque de collaboration dans des affaires de pédo-criminalité ou d’apologie du terrorisme. Après avoir payé 5 millions d’euros pour sortir de garde à vue quelques jours plus tard, Durov a maintenant interdiction de quitter le territoire français et doit encore répondre de douze chefs d’accusation.
Collaboration de Telegram avec les autorités
Dans un tweet publié le 6 septembre, Pavel Durov s’engage à renforcer la modération sur Telegram, promettant que celle-ci « deviendra une source de fierté » pour son entreprise. Telegram vient donc de modifier ses règles de modération a indiqué ce lundi 23 septembre le fondateur de l’application. Une nouveauté significative désormais notifiée de la façon suivante aux usagers dans les conditions d’utilisation : « Si Telegram reçoit une ordonnance valide des autorités judiciaires confirmant que vous êtes suspecté dans une affaire impliquant des activités criminelles […], nous effectuerons une analyse juridique de la demande et pourrons divulguer votre adresse IP et votre numéro de téléphone aux autorités compétentes.«





