Géopolitique

Serbes de Bosnie : les coulisses de la visite du président Milorad Dodik à Paris

La lecture des articles est réservée aux abonnés

Sa haute taille et sa carrure impressionnante n’empiètent pas sur sa bonhomie naturelle. Le président de la Republika Srpska, ou République serbe de Bosnie, est aussi chaleureux chez lui, à Banja Luka qu’en visite de travail à Paris. La question serbe était en effet au programme de l’Élysée cette semaine. Lundi 8 avril au soir, en clôture d’une visite officielle en France, le président serbe, Aleksandar Vucic dinait avec Emmanuel Macron. Au menu des deux hommes : l’&élargissement de l’Union européenne au pays des Balkans occidentaux (dont fait partie la Serbie), la guerre en Ukraine, l’achat par Belgrade d’une douzaine d’avions Rafale, mais aussi la situation en Bosnie-Herzégovine, pays où le ton monte entre l’Allemand Christian Schmidt, haut-représentant international chargé de le diriger et Milorad Dodik, 65 ans, leader incontesté et charismatique des Serbes de Bosnie. De la même façon qu’il soutient les droits des Serbes du Kosovo, le président Vucic est très attentif aux droits des Serbes de Bosnie, surtout que ceux-ci bénéficient bien souvent d’un passeport serbe qui leur ouvre le droit de vote en Serbie.

Marathon diplomatique et match de football 


Revenons à Milorad Dodik. Mardi 9 avril, il a notamment visité l’église Saint-Sava de Paris, paroisse serbe située rue du Simplon dans le XVIIIe arrondissement. Mercredi 10 avril, il a accompli un véritable marathon diplomatique dans la capitale française. Il a tout d’abord fait escale au Sénat où il a été reçu par le groupe d’amitié parlementaire France - Balkans occidentaux et notamment par sa président Marta de Cidrac, le responsable des relations avec la Bosnie Herzégovine, Didier Mandelli et Valérie Boyer. Puis il a fait un détour par l’Élysée pour rencontrer un collaborateur d’Emmanuel Macron. Direction les studios d’OMERTA à Boulogne-Billancourt pour un long entretien filmé avec Régis Le Sommier. Ensuite, il est allé fleurir à la Muette le monument aux rois de Yougoslavie, œuvre imposante du sculpteur Maxime …

Jérôme Besnard

Soutenez un média 100% indépendant

Pour découvrir la suite, souscrivez à notre offre de pré-abonnement

Participez à l'essor d'un média 100% indépendant
Accédez à tous nos contenus sur le site, l'application mobile et la plateforme vidéo
Profitez de décryptages exclusifs, d'analyses rigoureuses et d'investigations étayées

Commentaires

Vladana Djenic

Il y a 3 semaines

Signaler

0

Je suis abonnée et je n'arrive pas lire l'article.

Christelle Girerd

Il y a 1 mois

Signaler

0

Idem.

Jean-yves Mary

Il y a 1 mois

Signaler

0

Je suis abonné..... et je n'ai pas accès à l'article complet..... Revoir votre copie svp, merci

À lire

Europe : le RN accélère la recomposition des droites européennes au détriment de l’AFD

L’exclusion des Allemands de l’AFD du groupe commun avec le RN et la Lega au Parlement européen peut faciliter la constitution d’un groupe souverainiste unique après les prochaines élections européennes prévues le 9 juin.

Emmanuel Macron peine à rassurer les agriculteurs

De l’avis de beaucoup d’observateurs, Emmanuel Macron a rapidement mis sous le boisseau la crise agricole, étant incapable de la régler. L’Élysée mise sur un succès de la FNSEA lors des prochaines élections aux chambres d’agriculture pour garder le contrôle de ce secteur économique en pleine mutation, quitte à laisser la révolte gronder dans les campagnes françaises.

Cinéma Omar Sy à Trappes : c’est Renoir qu’on assassine

La ville de Trappes (Yvelines) a décidé de rebaptiser le cinéma municipal du nom de l’acteur au prétexte qu’il soit natif de la commune. En faisant cela, le maire socialiste Ali Rabeh, proche de Benoit Hamon, et son conseil municipal remisent au placard Jean Renoir, inoubliable réalisateur de « La Grande Illusion » et de « La Règle du jeu ».

Jeux Olympiques : une douche froide pour les hôtels parisiens

La période des Jeux Olympiques était censée être synonyme de franc succès pour les hôtels. A 120 jours de l’événement de l’année, de nombreuses chambres restent encore inoccupées pour l’occasion. Des prix exorbitants semblent freiner les clients. Les hôtels enclenchent la marche arrière et commencent à baisser leur prix.

Obus nord-coréens sur front ukrainien : le cadeau de Kim à Poutine

La grande presse l’avait évoqué, OMERTA l’a constaté, ce sont bien des obus fabriqués en Corée du Nord qui ont en partie assuré l’approvisionnement de l’artillerie russe pilonnant les troupes ukrainiennes, comme le raconte Régis Le Sommier dans le quatrième numéro de notre magazine disponible en kiosque dès le jeudi 8 février.

À Voir

Iran : retour d'expérience sur CNews de Régis Le Sommier