Économie

Quand les JO menacent les céréaliers

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Le port de Rouen, en Normandie, est le principal port céréalier d’Europe occidentale. Son pic d’activité se situe l’été, les moissons étant désormais achevée fin juillet. Or, l’acheminement des céréales de l’Est de la France (de Champagne ou par exemple) passe par la capitale. C’est donc avec stupeur que les professionnels du secteur viennent d’apprendre la fermure totale de la circulation fluviale sur la Seine durant huit jours et demi avant la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques qui se déroulera le 26 juillet. Et les épreuves sportives devraient fortement perturber la navigation durant une vingtaine de jours. Sans oublier que le couvert sera remis du 28 août au 8 septembre pour les Jeux paralympiques.

Après les bouquinistes, la filière céréalière


Après les bouquinistes des quais de la capitale, c’est la deuxième filière professionnelle menacée par l’organisation des Jeux Olympiques. De surcroît, cette complication survient alors que le marché mondial des céréales est perturbé depuis près de deux ans par la situation en Ukraine. Depuis plusieurs semaines, Jean-François Lépy, secrétaire général d’Intercéréales, référent interprofessionnel de la logistique céréalière tente d’alerter les pouvoirs publics. Le ministère de l’Agriculture, celui de l’Intérieur et la préfecture de région d’Ile-de-France sont en train de s’apercevoir que le gouvernement et le comité d’organisation des JO avaient totalement sous-estimé, voire ignoré cette donnée pourtant fondamentale. La fermeture annoncée initialement aux bateliers étaient de deux ou trois jours. Ces derniers dénoncent donc une tromperie majeure dans ce dossier.

Ni le transport routier, ni le fret ferroviaire ne peuvent constituer une des alternatives sérieuses à la fermeture de la circulation fluviale en matière céréalière. En effet, le recours à des camions est sous-dimensionné et écologiquement contestable. Quant au recours au fret ferroviaire vers Rouen, il est tout simplement impossible à mettre en place faute …

Jérôme Besnard

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