Géopolitique

Pagaille de chars

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 Les responsables politiques français divergent sur l’opportunité d’envoyer de livrer certains de nos chars Leclerc, l’un des modèles de blindés les plus efficaces au monde, aux Ukrainiens. Produit à 876 exemplaires au total à partir de 1992, très mobile et doté d’un canon de 120 mm, les chars Leclerc n’ont jusqu’à maintenant été vendus par la France qu’aux Émirats arabes unis (qui en ont eux-mêmes cédés à la Jordanie) sous les couleurs duquel ils ont connu leur seul réel engagement opérationnel, en 2015 au Yémen. Actuellement, des chars Leclerc sont déployés en Roumanie dans le cadre de la sécurisation du flanc est de l’OTAN (mission Aigle). Ils y ont été acheminés par voie ferroviaire. La France dispose encore au total de 226 de ces chars. 

Cette faiblesse d’équipement de nos régiments de cavalerie en chars de combat est l’une des principales raisons de réticence de l’Élysée à leur livraison aux Ukrainiens. En offrir ou en vendre symboliquement quelques unités n’aurait aucun intérêt stratégique sur le terrain. Il faut aussi considérer la volonté d’Emmanuel Macron de ne pas couper tout canal de discussion avec la Russie. Le temps nécessaire à la mise en service sur le front des chars français avec des équipages ukrainiens est aussi à prendre en compte. Ceci explique la prudence des autorités françaises qui se déclarent pour l’instant ouvertes à cette possibilité sans en garantir la réalisation. 

Au sein de l’opposition, les prises de positions ne sont pas forcément plus claires qu’au niveau gouvernemental. Le président du groupe LR à l’Assemblée nationale, le député d’Eure-et-Loir Olivier Marleix, s’est dit plutôt défavorable à ce que la France se dessaisisse de certains de ses chars, ce mercredi à l’antenne de France Info. Président de la région Hauts-de-France, Xavier Bertrand, pourtant membre du parti LR lui aussi, a dit exactement le contraire, le même jour sur LCI. 

Du côté du Rassemblement National, Marine Le Pen demeure opposée à toute livraison de chars …

Jérôme Besnard

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Commentaires

Eric EXTIER

Il y a 1 ans

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Facile de pousser à la guerre quand ont ne la fera pas soit même. Il faudrait en envoyer quelque-uns avec Régis Le Sommier sur le front !

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