Géopolitique

OTAN : le Président de la République de Roumanie candidat au secrétariat général

La lecture des articles est réservée aux abonnés

Présidant aux destinées de la Roumanie depuis dix ans, ce libéral, ancien maire de la ville de Sibiu et ancien dirigeant du Parti National Libéral (organisation membre du Parti Populaire Européen), est issu de la minorité saxonne germanophone présente dans les Carpates depuis le Moyen-Age. Il est donc de confession luthérienne tandis que sa femme, Carmen Lazurca est membre de l’église gréco-catholique roumaine. Une situation ethnico-religieuse qui mérite d’être signalée dans un pays très majoritairement orthodoxe et à la population volontiers nationaliste. Notons que Klaus Iohannis, réélu au suffrage universel en 2019 pour un mandat de cinq ans jouit d’une popularité certaine en Roumanie.

Une candidature aux multiples atouts


Depuis la chute du dictateur Nicolas Ceausescu en 1989, la Roumanie oscille entre une droite souvent liée aux milieux atlantistes proche des États-Unis et une gauche héritière du Parti communiste roumain. Pays de 20 millions d'habitants, autrefois frontalier de l’URSS et contrôlée par les communistes, puis leurs héritiers, de 1945 au milieu des années 1990, elle est aujourd’hui un point d’appui essentiel sur le flanc est de l’Europe pour l’OTAN. Elle est frontalière de la République de Moldavie, roumanophone mais où l’influence russe est importante. Moscou soutient en Moldavie la république autonome de Transnistrie qui n’est pas reconnue par le reste de la communauté internationale. Des troupes russes sont toujours stationnées en Transnistrie. 

Depuis février 2022 et le déclenchement de la guerre en Ukraine par la Russie, la France et d’autres pays européens (la Belgique, les Pays-Bas, le Luxembourg et le Portugal) stationnent des troupes et procèdent à des manœuvres terrestres en Roumanie en collaboration étroite avec l’armée roumain dans le cadre de la Mission Aigle, sous l’égide de l’OTAN. La France possède des intérêts économiques importants dans le pays où la Société générale, Orange ou Renault-Dacia sont bien implantés. 

Pour toutes ces …

Jérôme Besnard

Soutenez un média 100% indépendant

Pour découvrir la suite, souscrivez à notre offre de pré-abonnement

Participez à l'essor d'un média 100% indépendant
Accédez à tous nos contenus sur le site, l'application mobile et la plateforme vidéo
Profitez de décryptages exclusifs, d'analyses rigoureuses et d'investigations étayées

Commentaires

Soyez le premier à ajouter un commentaire

À lire

Perpignan : Éric Naulleau parraine le premier Printemps de la liberté d’expression

Est-on encore libre de s’exprimer en France où se heurte-on à diverses formes de censure dès lors que l’on critique le wokisme ou l’islamisme ? C’est l’interrogation que formulent chacun à leur façon les invités du premier Printemps de la liberté d’expression organisé au Palais des Congrès de Perpignan du 3 au 5 mai par le Centre Méditerranéen de Littérature. Une initiative salutaire qui rassemble Michel Onfray, Henri Guaino, Jean Sévillia, Georges Fenech, Boualem Sansal ou encore Alain de Benoist.

[Éditorial] Nouvelle-Calédonie : le dégel du corps électoral s’impose

Après trois échecs référendaires, les indépendantistes kanaks, soutenus et encouragés par des puissances étrangères, tentent de s’opposer au dégel du corps électoral en Nouvelle-Calédonie. Un jusqu’au boutisme qui s’oppose à la volonté de la majorité des Néo-Calédoniens, soucieux de perpétuer les liens tissés depuis 1853 dans le respect des traditions de cet archipel du Pacifique.

Jeux Olympiques : une douche froide pour les hôtels parisiens

La période des Jeux Olympiques était censée être synonyme de franc succès pour les hôtels. A 120 jours de l’événement de l’année, de nombreuses chambres restent encore inoccupées pour l’occasion. Des prix exorbitants semblent freiner les clients. Les hôtels enclenchent la marche arrière et commencent à baisser leur prix.

CETA : le point sur ce dossier après le rejet du traité de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada par le Sénat français

Le gouvernement français est gêné aux entournures par le rejet au Sénat du traité de libre-échange entre l’UE et le Canada, déjà entré provisoirement en vigueur et ratifié par l’ancienne Assemblée nationale. Une initiative communiste qui risque fort de revenir en débat fin mai à l’Assemblée nationale par le biais d’une niche parlementaire.

Obus nord-coréens sur front ukrainien : le cadeau de Kim à Poutine

La grande presse l’avait évoqué, OMERTA l’a constaté, ce sont bien des obus fabriqués en Corée du Nord qui ont en partie assuré l’approvisionnement de l’artillerie russe pilonnant les troupes ukrainiennes, comme le raconte Régis Le Sommier dans le quatrième numéro de notre magazine disponible en kiosque dès le jeudi 8 février.

À Voir

Iran : retour d'expérience sur CNews de Régis Le Sommier