Politique

Marche contre la vie chère : une manifestation politique

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Ce dimanche 16 octobre, à Paris, la « marche contre la vie chère et l'inaction climatique » a rassemblé de nombreuses figures politiques, associatives et militantes. Lancée à l'appel de La France Insoumise, la manifestation a été rejointe par EELV, le PS et le PCF, principaux partis de la NUPES. Parmi les revendications motivant cette mobilisation, figuraient, dans l'appel publié par les Insoumis sur leur site, les « taxes sur les superprofits », « l'augmentation des salaires », le « gel des prix des loyers » ou encore des « investissements massifs dans la bifurcation écologique ». Les manifestants et organisateurs ont aussi affirmé leur soutien aux grévistes de Total et Esso-ExxonMobil. 140 000 personnes ont défilé, selon les organisateurs, entre Nation et la place de la Bastille, pour exprimer ces revendications. La police a pour sa part estimé à 30 000 le nombre de manifestants. 

Le cortège a rassemblé de nombreux députés dont le Président du PS Olivier Faure, les députés LFI Clémentine Autain, Danièle Obono et François Ruffin ou encore la députée EELV Sandrine Rousseau. Les personnalités politiques ont défilé devant un camion sonorisé, sur lequel étaient juchés, saluant la foule, Jean-Luc Mélenchon ainsi qu'une poignée de députés LFI. Quelques partis de gauche extérieurs à la NUPES étaient également présents, comme le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), le Parti Ouvrier Indépendant (POI) ou encore le parti Génération.s. Des organisations « antifascistes » ont pris part au défilé, comme le groupe Jeune Garde, scandant des slogans tels que « tout le monde déteste la police » ou encore « siamo tutti antifascisti », repris par une partie de la foule. 

Jean-Luc Mélenchon s'est réjoui de la manifestation, estimant qu'un « Nouveau front populaire » était en train de se dessiner, selon des propos retranscrits dans l'Express. Le chef des insoumis a également déclaré : « Vous allez vivre une semaine comme on n'en voit pas souvent, c'est la grande conjonction, c'est nous …

Pierre-René Lavier

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