Géopolitique

Macron aux États-Unis : Biden, francophonie, et Elon Musk

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Cela faisait plus de cinquante ans qu’un président français n’avait pas mis les pieds en Louisiane. Alors qu’Emmanuel Macron est en pleine promotion de la francophonie, ce déplacement est le moyen pour lui de renouer des liens avec l’ancienne colonie française, qui a gardé des attaches avec la métropole.  
 
Une visite institutionnelle 
C’est à Washington qu’Emmanuel Macron a commencé sa visite d’État – la première depuis 2018, en compagnie de la vice-présidente des États-Unis Kamala Harris, mais surtout son homologue Joe Biden. Après avoir salué l’entrée de la baguette française au patrimoine mondial de l’UNESCO, la rencontre au sommet a laissé une empreinte mitigée.  
En effet, tout en fustigeant des subventions américaines « super agressives » à l’égard de la France, il a déclaré que l’alliance avec les États-Unis était « plus forte que tout ». S’il attaque l’idée selon laquelle « l’Europe et la France deviennent une variable d’ajustement », son dîner avec le couple avec Joe Biden a donné l’impression d’excellentes relations entre les deux rives de l’Atlantique.  
Lorsque Emmanuel Macron parle de subventions « super agressives », ce n’est cependant pas un effet de style. Joe Biden a récemment fait passer l’IRA, Inflation Reduction Act, qui stipule que l’État américain investira massivement dans les entreprises de transition énergétiques, ce, alors que le Vieux Continent est en pleine crise énergétique. Les importations d’hydrocarbures ont déjà largement augmenté depuis le début de la guerre en Ukraine, mais l’Oncle Sam a apparemment un appétit grandissant : pas moins de 360 milliards de dollars seront investis dans ce domaine. L’intervention d’Emmanuel Macron aura cependant eu pour effet d’obtenir une « promesse » : celle de modifier ce plan à la marge afin de s’adapter aux exigences européennes.  
 
À la Nouvelle-Orléans 
Alors que le Président de la République est en pleine promotion de la francophonie, la Nouvelle-Orléans était la ville parfaitement indiquée. …

Alexandre de Galzain

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