Politique

Légion d’honneur 2023 : la science et les copains

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Chaque 1er janvier (et chaque 14 juillet), ce sont 170 hommes et 170 femmes, parité oblige, qui sont nommés ou promus pour la Légion d’Honneur. La plus grande distinction honorifique française a été fondée en 1802 alors que Napoléon Bonaparte était encore Premier consul. Selon son code, suggéré par celui qui deviendrait Empereur, « la Légion d’honneur est la récompense des mérites éminents acquis au service de la nation soit à titre civil, soit sous les armes ». Ces fameux « mérites éminents » sont censément des services rendus à la patrie : pour cette raison, les militaires ont toujours eu la part belle dans ces distinctions.

 « Je veux décorer mes soldats et mes savants » 

Cette phrase aurait été prononcée par Napoléon Bonaparte au sujet de cette distinction. En fait, la phrase pourrait tout à fait s’appliquer à Emmanuel Macron pour cette promotion 2023. 

Une bonne partie des nommés ou promus de l’année sont en effet des « savants ». Médecins, chercheurs, psychiatres : on pourrait rapprocher leurs nominations avec la sévère crise de l’hôpital qui fait actuellement rage en France. Parmi eux, on retrouve notamment Étienne-Émile Baulieu, inventeur de la pilule contraceptive dite « du lendemain », qui obtient la plus haute distinction possible : celle de grand’croix

Albert Fert, prix Nobel de physique, a lui été promu au rang de grand-officier, le second rang le plus élevé. A la même distinction, on retrouve également la chimiste Marie-Paule Pileni. Évidemment, le dernier prix Nobel de physique Alain Aspect, spécialiste en mécanique quantique, a aussi été de la partie : il est de son côté fait commandeur, le troisième rang. Aussi, le spationaute Thomas Pesquet, vitrine du secteur aérospatial français, a été exceptionnellement promu au rang d'officier avant la durée légale. 

Pêle-mêle, on peut citer le chirurgien René Jancovici, l’ancienne directrice du Centre National de gestion des praticiens hospitaliers Danielle Toupillier, ou le vétérinaire René Beaumont, bref, les …

Alexandre de Galzain

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Commentaires

Patrick Jobart

Il y a 1 ans

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Deux poids, deux mesures...

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