Économie

Le rachat de Twitter, succès relatif pour Elon Musk

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La signature de ce contrat a rappelé la place déterminante que les PDG des grandes entreprises du numérique ont acquise. L’essor des réseaux sociaux, les bénéfices qu’ils génèrent et les problèmes qu’ils soulèvent, ont fait de ses dirigeants des acteurs à même de discuter avec les chefs d’État. Le sujet de préoccupation principal étant la liberté d’expression. 
 
 
Les ambitions d’Elon Musk 
 
Directement après la signature du contrat, Elon Musk avait écrit « l’oiseau est libéré » pour confirmer son acquisition. Une nouvelle page se tourne, laissant entrevoir la naissance d’une nouvelle ère pour le réseau social. 
 
Déjà, pendant les négociations, le milliardaire avait exposé sa volonté de faire de la plateforme un lieu privilégié pour la liberté d’expression ; induisant le rétablissement de certains comptes suspendus, notamment celui de Donald Trump. L’ancien président des États-Unis avait été éjecté de la plateforme après l’attaque du Capitole en janvier 2021. 
La fermeture de ce compte avait été qualifiée de « grave erreur » par Elon Musk, favorable à un assouplissement des règles de modération. 
 
Derrière l’enjeu du degré de modération, la question est plus large : faut-il limiter la liberté d’expression ? Entre la censure de certaines informations – comme cela a été le cas dans l’affaire des Twitter Files – et la liberté d’expression absolue, il est difficile de trouver un juste milieu. 
 
 
Une direction controversée 
 
Certes, le milliardaire prône un assouplissement des règles de modération, mais cela ne l’empêche pas d’être plus radical sur d’autres points et de suspendre les comptes de plusieurs journalistes. Les comptes ont été rétablis depuis, mais cette décision a provoqué de vives réactions de l’Union européenne et de l’Organisation des Nations Unies. 
 
Une autre décision controversée porte sur les licenciements effectués immédiatement après l’acquisition. En effet, le remerciement d’une partie des dirigeants et d’environ la moitié des salariés de l’entreprise a …

La rédaction d'OMERTA

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Commentaires

Véronique SAVEY

Il y a 1 ans

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Je pense qu'il ne faut pas plier devant l'UE qui n'a qu'une envie celle de museler l'opposition et ne pas rendre des comptes.

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