Culture

Le 6 juin 1944 : une victoire soviétique

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Sans doute. Mais, Vladimir Poutine n’était non plus de la partie en 2019 pour les 75 ans l’affaire.  Voici plusieurs décennies que les commémorations font du débarquement une affaire spécifiquement anglo-américaine en France. Aucun doute dans les discours : les troupes anglaises, américaines et leurs supplétifs ont sauvé le 6 juin la liberté. Ce préjugé ne résiste pourtant pas à l’examen historique. 

Les historiens, en variant un peu les échelles d’analyse ont bien l’essentiel des opérations militaires ayant permis le 6 juin ne s’est pas déroulé en Normandie. Si les organisateurs de festivité du 6 juin ont négligé les officiels russes, ce ne fut pas le cas des états-majors. 

Pas de 6 juin sans l’effort de guerre russe


Factuellement, ce 6 juin que l’on célèbre sans la Russie lui doit à peu près tout. Elle fait précisément suite à une demande russe : ouvrir un nouveau front à l’ouest pour soulager son effort de guerre. 

Alors qu’à la fin de l’année 1942, la chance semble tourner du côté allié, les dirigeants de chaque pays belligérant réfléchissent à la meilleure manière de coordonner leurs efforts. On entend côté russe des demandes pour soulager l’effort de guerre sur le front de l’est. Demandes finalement entendues puisque c’est en janvier 1943 qu’est décidé l’opération Overlord lors de la conférence d’Anfa.

Les alliés l’avaient toutefois assortie d’une condition : que les Russes accentuent la pression militaire à l’est. Il s’agissait de conjurer le risque d’une éventuelle contre-offensive. Par ailleurs, Churchill et Roosevelt savaient qu’un débarquement en Europe occidentale ne pouvait réussir si les Allemands maintenaient leur système défensif. Il fallait donc dégarnir les troupes d’occupation pour laisser le champ libre et fixer les forces de l’axe sur le front de l’Est pour ouvrir l’Ouest aux alliés. 

Concrètement, le commandement américain faisait valoir aux Soviétiques trois conditions : l’effectif des formations aériennes devait être considérablement réduit ; les …

Hector Burnouf

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Commentaires

Pierre-Paul SALEZ

Il y a 1 semaines

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Je croyais qu'en Normandie on parlait français. Manifestement ce n'est guère le cas de notre auteur qui accumule les erreurs grossières et les tournures de phrases incompréhensibles. Dommage!

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