Politique

La course pour 2027 commence au centre

La lecture des articles est réservée aux abonnés

 Une chose est certaine : selon la Constitution, Emmanuel Macron n’aura pas le droit de se représenter en 2027. Mais alors, qui lui succèdera ? Dès aujourd’hui, les poids lourds d’Ensemble ! commencent à se positionner. 

Le plan du Haut-Commissaire 

Le premier, c’est François Bayrou. Candidat en 2002, 2007 et 2012, le président du Modem et Haut-Commissaire au Plan avait notamment été le « troisième homme » en 2007 avec plus de 18% des voix. Bien qu’il se soit retiré de la course à la présidentielle durant les deux dernières élections, le maire de Pau n’a pas caché qu’il pourrait être une option lors d’une interview accordée à Radio J ce dimanche 9 octobre. Affirmant qu’il était « prêt », il ajoute que cette éventualité « peut tout à fait arriver ». Toujours prudent, François Bayrou a très vite désamorcé cette annonce en précisant bien qu’il n’était pas candidat pour le moment. Mais lorsqu’il explique être « disponible ».  F Bayrou tâte le terrain. 

Si le centriste a dit être « infâchable » avec le Président de la République, quelques tensions survenues lors d’une discussion sur la réforme des retraites avaient remué Renaissance (ex-LREM). En effet, il jugerait la réforme des retraites moins importante que ses collègues, et s’est d’ores et déjà opposé à la possibilité d’un passage en force. Remettant sur la table l’idée d’un « dialogue », il incarne aujourd’hui l’idée d’une majorité flexible sur ces réformes. 

 

Le Havre joue en Ligue 1 

Le second outsider de cette course, c’est Edouard Philippe. Le maire du Havre est en effet grand favori dans les sondages, mais pas au sein de la majorité. Alors que les tensions semblent encore vives entre le Président de la République et son ex-premier ministre, l’incarnation de la ligne droitière du parti s’est fait des ennemis. En cause notamment sa grande popularité ménagée en tant que chef du gouvernement, et qui culminerait aujourd’hui à 50% d’opinions positives. À la tête de son parti Horizons, il a aujourd’hui 28 députés et un …

Alexandre de Galzain

Soutenez un média 100% indépendant

Pour découvrir la suite, souscrivez à notre offre de pré-abonnement

Participez à l'essor d'un média 100% indépendant
Accédez à tous nos contenus sur le site, l'application mobile et la plateforme vidéo
Profitez de décryptages exclusifs, d'analyses rigoureuses et d'investigations étayées

Commentaires

Soyez le premier à ajouter un commentaire

À lire

Emmanuel Macron n’exclut pas d’envoyer des troupes en Ukraine

Deux ans après l’intervention militaire de la Russie en Ukraine, le Président français a réuni une vingtaine de chefs d’États et de gouvernements pour un dîner à l’Élysée. Il n’exclut plus l’envoi de troupes occidentales pour aider l’armée ukrainienne, s’attirant des critiques de Jean-Luc Mélenchon, Olivier Faure et Marine Le Pen.

Ukraine : ces poulets qui venaient du froid

Alors que la crise agricole se poursuit en France à quelques jours de l’ouverture du Salon de l’Agriculture, les poulets venus d’Ukraine refont parler d’eux. La société MHP se dit « choquée » par les attaques françaises à son encontre qui sont pourtant bien fondées. A quelques mois des élections européennes, le poulet ukrainien semble en passe de remplacer le plombier polonais come moteur des préventions souverainistes à l’égard des institutions de Bruxelles.

Le Conseil d’État menace la chaîne CNews : une provocation qui passe mal

La décision de la juridiction administrative suprême accédant à la demande surprenante de Reporters sans frontières de contrôler le pluralisme rédactionnel de la chaîne CNews appartenant à Vincent Bolloré a déclenché de vives réactions dans les rangs des défenseurs du pluralisme politique au sein du paysage médiatique. Quelques explications sur cet effet boomerang.

Obus nord-coréens sur front ukrainien : le cadeau de Kim à Poutine

La grande presse l’avait évoqué, OMERTA l’a constaté, ce sont bien des obus fabriqués en Corée du Nord qui ont en partie assuré l’approvisionnement de l’artillerie russe pilonnant les troupes ukrainiennes, comme le raconte Régis Le Sommier dans le quatrième numéro de notre magazine disponible en kiosque dès le jeudi 8 février.

Affaire Stanislas : la gauche tente de relancer la guerre scolaire

En suspendant le versement de ses subventions à l’établissement Stanislas, la mairie de Paris tente de fissurer le consensus relatif à l’enseignement libre existant depuis le début de la Ve République. Cette approche respectueuse des libertés n’a en fait jamais été acceptée par la gauche française.

À Voir

Iran : retour d'expérience sur CNews de Régis Le Sommier

Débat entre Régis Le Sommier et BHL