Géopolitique

Iles Malouines : le nouveau président argentin provoque les Anglais

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Été 2008 , un destroyer britannique de la classe Sheffield participe à l’Armada de Rouen. Il s’agit du HMS Southampton qui sera désarmé peu après. « Ce bâtiment a une histoire peu commune », me confie le jeune midship qui me guide à son bord. En effet, ce navire, admis au service actif en 1981 aurait dû combattre au printemps suivant contre les Argentins dans l’Atlantique Sud aux large des îles Malouines. Un stupide accident sur la côte sud de l’Angleterre l’en empêchera. Mais nous sommes bien à bord d’une des dernières reliques de ce conflit encore en service. 

En ce printemps 1982, la dictature argentine du général Videla décide d’occuper les îles contrôlée par les Britanniques au large de ses côtes, à commencer par la Géorgie du Sud et les Malouines (appelée Falkland par les Anglais). Les maigres troupes britanniques, quelques dizaines d’hommes capitulent le 4 avril après une résistance héroïque. La Grande-Bretagne est humiliée devant la face du monde. Margaret Thatcher, la fameuse « dame de fer », est furieuse. Elle risque d’y laisser sa carrière politique et elle s’aperçoit de la faiblesse de la capacité de réaction de son armée. 

Bataille navale


La Royal Navy et la Royale Air Force vont alors réussir un réel exploit logistique et parvenir à mener une guerre navale et aérienne contre les forces argentines dont la qualité était loin d’être négligeable puisque bien armées par les puissances occidentales dont les États-Unis et la France qui leur a fourni, sans penser à mal, quelques missiles Exocet fabriqué par Dassault et capables d’aller détruire de gros navires adverses en filant au ras de l’eau.

Le 2 mai, un sous-marin britannique parvient à torpiller le vieux croiseur General Belgrano causant la mort de 323 marins argentins. Le 4 mai, la réplique sud-américaine ne se fait pas prier et un Exocet largué par avion détruit le destroyer HMS Sheffield d’un coup au but, causant 22 morts chez les militaires britanniques. Au cours de la nuit du 21 mai, les Anglais …

Jérôme Besnard

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