Politique

Énergie : Le Président du parlement slovaque à Paris

 
Préalablement à son intervention, Boris Kollár a été reçu à l’Assemblée nationale par Marine Le Pen, présidente du groupe RN, en présence du député européen Jordan Bardella, candidat à la présidence du Rassemblement national. Marine Le Pen a déclaré à l’issue de ce rendez-vous avoir « échangé sur les mesures à prendre au niveau national et au niveau européen pour répondre à la crise énergétique que connaît notre continent et dont l’Union européenne est aujourd’hui en partie responsable ». 

Parmi les experts de l’énergie invités à ce colloque, on notait du côté français la présence du spécialiste des éoliennes Fabien Bouglé, conseiller municipal (DVD) de Versailles et du député de la Somme Jean-Philippe Tanguy (RN). Fabien Bouglé a souligné que « la crise énergétique actuelle est, en Europe, la conséquence de l’impéritie des gouvernements ». Une analyse partagée par le Hongrois Attila Kovacs et le député européen allemand Markus Buchheit (AfD) qui a souligné la convergence de l’opposition d’Allemande avec les analyses d’autres partis de droite nationale et populaire en Europe. 

Réhabiliter le nucléaire

De son côté, Boris Kollár, 57 ans, a critiqué la priorité donnée ces dernières années au sein de l’Union européenne aux énergies « non fiables » que seraient l’éolien et le solaire. Il a insisté sur le fait que « l’Europe a fait une erreur profonde en ne régulant pas financièrement l’énergie ». Critique envers les stratégies énergétiques allemandes et bruxelloises, il s’est félicité de l’existence d’un axe franco-slovaque favorable au nucléaire. 

Les orateurs du rassemblement national ont clos ce colloque en rappelant le programme de leur parti en la matière. Jean-Philippe Tanguy a ainsi rappelé que la France produisant 95 % de ses besoins en électricité, il ne s’agissait nullement de sortir du réseau physique qui relie la France aux États de l’Union européenne et à d’autres (la Grande-Bretagne ou la Norvège) mais bien de décorréler le marché physique de l’électricité et celui des prix de cette dernière. Regrettant que les « Français paient pour les erreurs des Allemands », il a plaidé pour un programme nucléaire « Marie Curie » qui serait aussi ambitieux qu’a pu l’être le plan Messmer en 1974. 

Enfin Jordan Bardella, s’en prenant au « Mozart de la vente à la découpe de l’industrie française » que serait Emmanuel Macron, a regretté le démantèlement « absurde » du nucléaire français depuis l’élection de François Hollande en 2012. Au-delà des polémiques, le Rassemblement national cherche donc à créer des synergies européennes pour repenser la question de l’approvisionnement énergétique du continent face à une crise sans précédent depuis les chocs pétroliers des années 1970. 

La rédaction d'OMERTA

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