Géopolitique

En Espagne, la droite aux marches du pouvoir

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Après la déroute de la gauche aux élections locales (municipales et régionales) de mai dernier en Espagne, Pedro Sanchez, secrétaire général du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) et Premier ministre du gouvernement, avait dissout le parlement (Congrès des députés et Sénat) et convoqué des élections législatives anticipés. Ces élections, qui renouvellent les membres de la chambre basse et les deux tiers des membres du Sénat, devaient se tenir en novembre prochain. Elles auront finalement lieux le 23 juillet. 

Il s’agissait d’une tentative risquée de Pedro Sanchez de remobiliser les électeurs de gauche en se posant en rempart de l’extrême droite. Pour constituer un gouvernement, le Parti Populaire (PP, centre droit), devra sûrement former une coalition avec Vox, parti de droite populiste et accusé de nostalgie du franquisme. En pointant du doigt les risques d’une telle alliance, le Premier ministre souhaitait diaboliser le PP, accusé de complaisance avec l’extrême droite et ainsi agiter l’épouvantail d’un retour du franquisme. Par ce choix d’avancer les élections de cinq mois, le chef du PSOE espérait sûrement réitérer le coup d’éclat d’avril 2019, quand ce dernier premier ministre d’une coalition minoritaire avait dissout l’assemblé pour renforcer le poids de son partie au Congrès des députés. Le PSOE avait alors gagné 38 sièges supplémentaires à l’issue du scrutin.

La droite espagnole au plus fort

Mais à deux jours du scrutin, le coup de poker du chef du gouvernement semble faire long feu. Le PP caracole en tête avec 35 % des intentions de vote dans les enquêtes d’opinion, devant le PSOE, 27 % et Vox, 14 %. Sumar (extrême-gauche qui a succédé à Podemos) est crédité de 12 ou 13 %. Si le scrutin de dimanche ne dément pas les sondages, une coalition de droite pourrait, à condition d’un accord de gouvernement entre le PP et Vox, obtenir la majorité absolue et s’emparer du pouvoir exécutif. Les nombreux accords de coalition signés entre les deux partis en région et …

Jacques Cognerais

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