Politique

Ecologie à moto : LFI revoit ses Crit'Air

La lecture des articles est réservée aux abonnés

Le 1er mars, treize communes de la Métropole de Rouen donnaient le véritable top départ de leur Zone à faible émission (ZFE), après la fin de la période de six mois dite « de pédagogie », sans contrôles. Sans vignette Crit’Air dans ces zones, c’est l’amende (68€). Une situation dénoncée par plusieurs groupes citoyens ou politiques comme la députée Rassemblement national Anne-Sophie Frigout, mais aussi et plus étonnant encore Alma Dufour, députée de la France Insoumise depuis 2022, militante écologiste de la première heure. Sur le dos : banderole tricolore et blouson de moto, entourée de dizaines de motards venus manifester le 25 mars dernier entre Saint-Etienne du Rouvray et Rouen, dont nous avons interrogé le délégué général. Véritable voyage au cœur de l’improbable, la députée participe à l’opération escargot pour faire plier les autorités locales, en symbiose inattendue avec le ronronnement des cylindrées. 

Ecolopeuple

Inattendue, et d’ailleurs critiquée. Certains écologistes s’étranglent, et des personnalités socialistes, comme l’ancien député Jean-Louis Gagnaire crient sur Twitter à la « démagogie ». De son côté, la députée de la « Nouvelle union populaire écologique et sociale » (NUPES) a choisi son angle d’attaque : la mesure n’est pas aussi écologique qu’elle le prétend, et pénalise d’abord les travailleurs les plus en difficulté.

« J’entends dire « Maintenant que tu es élue dans une zone industrielle, tu ne te bats plus pour l’écologie » ; mais ces gens-là vivent en centre-ville, ils
n'ont pas besoin de se procurer un véhicule
», s’insurge Alma Dufour au milieu des banderoles. Un tacle aux citadins les plus péremptoires, et aux politiques à deux vitesses : « ça fait cinquante ans qu’on demande un train reliant Elbeuf à Rouen en passant par la zone industrielle ». 

Mais alors, le climat ? « La ZFE ne concerne pas le changement climatique, mais la pollution de l’air aux particules fines ». N’est-ce pas prioritaire pour autant ? « C’est un vrai enjeu de santé …

Alexandre Cervantes

Soutenez un média 100% indépendant

Pour découvrir la suite, souscrivez à notre offre de pré-abonnement

Participez à l'essor d'un média 100% indépendant
Accédez à tous nos contenus sur le site, l'application mobile et la plateforme vidéo
Profitez de décryptages exclusifs, d'analyses rigoureuses et d'investigations étayées

Commentaires

Soyez le premier à ajouter un commentaire

À lire

Gaza : Les Occidentaux embarrassés par le réquisitoire de la Cour Pénale Internationale

Les possibles poursuites de la CPI contre Benjamin Netanyahu et Yoav Gallant inquiètent les chancelleries occidentales qui seraient alors obligés de les arrêter en cas de séjour sur leurs territoires, mis à part aux États-Unis qui n’ont pas ratifié le statut de Rome.

Emmanuel Macron peine à rassurer les agriculteurs

De l’avis de beaucoup d’observateurs, Emmanuel Macron a rapidement mis sous le boisseau la crise agricole, étant incapable de la régler. L’Élysée mise sur un succès de la FNSEA lors des prochaines élections aux chambres d’agriculture pour garder le contrôle de ce secteur économique en pleine mutation, quitte à laisser la révolte gronder dans les campagnes françaises.

Cinéma Omar Sy à Trappes : c’est Renoir qu’on assassine

La ville de Trappes (Yvelines) a décidé de rebaptiser le cinéma municipal du nom de l’acteur au prétexte qu’il soit natif de la commune. En faisant cela, le maire socialiste Ali Rabeh, proche de Benoit Hamon, et son conseil municipal remisent au placard Jean Renoir, inoubliable réalisateur de « La Grande Illusion » et de « La Règle du jeu ».

Jeux Olympiques : une douche froide pour les hôtels parisiens

La période des Jeux Olympiques était censée être synonyme de franc succès pour les hôtels. A 120 jours de l’événement de l’année, de nombreuses chambres restent encore inoccupées pour l’occasion. Des prix exorbitants semblent freiner les clients. Les hôtels enclenchent la marche arrière et commencent à baisser leur prix.

Obus nord-coréens sur front ukrainien : le cadeau de Kim à Poutine

La grande presse l’avait évoqué, OMERTA l’a constaté, ce sont bien des obus fabriqués en Corée du Nord qui ont en partie assuré l’approvisionnement de l’artillerie russe pilonnant les troupes ukrainiennes, comme le raconte Régis Le Sommier dans le quatrième numéro de notre magazine disponible en kiosque dès le jeudi 8 février.

À Voir

Iran : retour d'expérience sur CNews de Régis Le Sommier

Débat entre Régis Le Sommier et BHL