Les autorités sanitaires accélèrent leur calendrier de lutte contre le Covid-19. Alors que la campagne de vaccination devait débuter le 17 octobre, elle a finalement commencé ce lundi 2 octobre. Une décision prise face à une circulation de plus en plus active du virus, selon les autorités sanitaires.
Malgré tout, cette vaccination qui vise un sous-variant d’Omicron n’est pas obligatoire, mais « fortement recommandée » pour certaines catégories de personnes, à l’image des personnes ayant au moins 65 ans ou celles présentant des comorbidités. Les résidents d’EHPAD, les immunodéprimés et les femmes enceintes sont aussi concernés par cette nouvelle campagne. Pour les personnes côtoyant ces populations à risque, il est également recommandé de se faire vacciner. Si vous ne faites pas partie de ces catégories, vous pouvez malgré tout vous faire injecter le vaccin, et cela gratuitement.
Dans un point de situation publié le 25 septembre, SOS Médecins (fédération de médecins libéraux) affirmait que les « actes médicaux » réalisés pour une suspicion de Covid-19 chez les adultes avaient augmenté de 19 % lors de la semaine du 18 septembre. Cela représente 599 consultations supplémentaires par rapport à la semaine précédente.
De son côté, Santé publique France (agence dépendant du ministère de la Santé) relevait dans son bulletin du 11 août que le nombre de tests positifs avait augmenté de 24,6 % entre la semaine du 24 juillet et celle du 31 juillet. En une semaine, le taux d’incidence est donc passé de 6,2 à 7,7 cas pour 100 000 habitants.
« Prudence » sur les taux d’incidence
Début août, l’Organisation mondiale de la Santé alertait déjà sur une hausse des cas de Covid-19 à travers le monde. Selon des données publiées par celle-ci, les contaminations ont augmenté de 80 % sur un mois entre le 10 juillet et le 6 août. Sur cette période, ce sont 1,5 million de personnes qui ont donc été testées positives dans le monde. Cependant, l’OMS ne considère plus cette pandémie comme une urgence sanitaire mondiale depuis mai dernier.
De son côté, Santé publique France n’a plus accès à son « dispositif multi-sources ». Un mécanisme qui lui permettait de produire de manière réactive de nombreux indicateurs de suivi de l’épidémie.
Dans un entretien accordé début août au quotidien Ouest France, l’agence déclarait qu’il fallait désormais « interpréter les taux d’incidence avec prudence ». En cause, le fait « que cet indicateur ne reflète que les cas confirmés biologiquement en laboratoire et non la situation réelle ».





