Culture

Cinéma Omar Sy à Trappes : c’est Renoir qu’on assassine

La lecture des articles est réservée aux abonnés

 
Fils du peintre impressionniste Auguste Renoir, Jean Renoir (1894-1979) demeure l’un des plus grands noms du cinéma français du XXe siècle . Quel amateur de cinéma n’a pas visionné une fois dans sa vie La Grande Illusion (1937), film dans lequel on peut admirer Jean Gabin, Pierre Fresnay et Éric von Stroheim au sommet de leur art ? Quant à La Règle du jeu (1939), tendre satire de la haute société française à la veille de la Seconde Guerre mondiale, elle était considéré par François Truffaut comme le « film des films » et le « credo des cinéphiles ». On peut aussi citer l’adaptation cinématographique en 1962 du roman Le Caporal épinglé du grand Jacques Perret, avec Jean-Pierre Cassel, Claude Brasseur, Claude Rich et Jean Carmet comme moteurs de la distribution. 

De l’apologie filmée de la classe ouvrière au wokisme débridé sur les réseaux sociaux 


Proche du Parti communiste français dans les années 1930 sans pour autant jamais y adhérer formellement, Jean Renoir a également tourné en 1936 La vie est à nous, film de propagande dont la censure n’autorisa la diffusion commerciale qu’en 1969 et dont la bande originale comprend de détonants slogans comme celui-ci : «La France n’est pas aux Français, car elle est aux 200 familles; la France n’est pas aux Français, car elle est à ceux qui la pillent !» 

Pour justifier le changement de nom effectué ce weekend en présence de l’acteur, la mairie de Trappes met en avant le fait que l’acteur Omar Sy soit né à Trappes en 1978 et que le nom de Jean Renoir sera conservé pour la salle de projection. Il reste néanmoins que reléguer ainsi un élément important de la mémoire culturelle nationale n’est jamais anodin. D’autre part, Omar Sy fait souvent l’objet de polémiques pour son positionnement très partisan face aux supposées violences policières systémiques, comme dans le cas de la mort de Naël, cet adolescent tué par un policier suite à un refus d’obtempérer lors d’un contrôle routier à Nanterre l’an dernier : « Mes pensées et …

Jérôme Besnard

Soutenez un média 100% indépendant

Pour découvrir la suite, souscrivez à notre offre de pré-abonnement

Participez à l'essor d'un média 100% indépendant
Accédez à tous nos contenus sur le site, l'application mobile et la plateforme vidéo
Profitez de décryptages exclusifs, d'analyses rigoureuses et d'investigations étayées

Commentaires

Soyez le premier à ajouter un commentaire

À lire

Europe : le RN accélère la recomposition des droites européennes au détriment de l’AFD

L’exclusion des Allemands de l’AFD du groupe commun avec le RN et la Lega au Parlement européen peut faciliter la constitution d’un groupe souverainiste unique après les prochaines élections européennes prévues le 9 juin.

Gaza : Les Occidentaux embarrassés par le réquisitoire de la Cour Pénale Internationale

Les possibles poursuites de la CPI contre Benjamin Netanyahu et Yoav Gallant inquiètent les chancelleries occidentales qui seraient alors obligés de les arrêter en cas de séjour sur leurs territoires, mis à part aux États-Unis qui n’ont pas ratifié le statut de Rome.

Emmanuel Macron peine à rassurer les agriculteurs

De l’avis de beaucoup d’observateurs, Emmanuel Macron a rapidement mis sous le boisseau la crise agricole, étant incapable de la régler. L’Élysée mise sur un succès de la FNSEA lors des prochaines élections aux chambres d’agriculture pour garder le contrôle de ce secteur économique en pleine mutation, quitte à laisser la révolte gronder dans les campagnes françaises.

Jeux Olympiques : une douche froide pour les hôtels parisiens

La période des Jeux Olympiques était censée être synonyme de franc succès pour les hôtels. A 120 jours de l’événement de l’année, de nombreuses chambres restent encore inoccupées pour l’occasion. Des prix exorbitants semblent freiner les clients. Les hôtels enclenchent la marche arrière et commencent à baisser leur prix.

Obus nord-coréens sur front ukrainien : le cadeau de Kim à Poutine

La grande presse l’avait évoqué, OMERTA l’a constaté, ce sont bien des obus fabriqués en Corée du Nord qui ont en partie assuré l’approvisionnement de l’artillerie russe pilonnant les troupes ukrainiennes, comme le raconte Régis Le Sommier dans le quatrième numéro de notre magazine disponible en kiosque dès le jeudi 8 février.

À Voir

Iran : retour d'expérience sur CNews de Régis Le Sommier

Débat entre Régis Le Sommier et BHL