Géopolitique

[Analyse] Russie : Vladimir Poutine réélu président pour six ans

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Vladimir Poutine, 71 ans, est apparu en 1999 sur la scène politique russe comme Premier ministre de Boris Eltsine, après avoir assumé la direction des services secrets (ex-KGB soviétique). Il a pris la présidence de la Fédération de Russie le 31 décembre de la même année et l’a conservé depuis lors, si l’on excepte la période 2008-2012 où il assuma de nouveau la fonction de Premier ministre en raison de contraintes constitutionnelles supprimées depuis. A la différence de l’Ukraine, la Russie a décidé de maintenir son calendrier électoral, aucune opération militaire d’importance ne se déroulant actuellement sur son territoire. 

Vladimir Poutine aura eu la fonction historique de restaurer la puissance russe mise à mal durant une décennie après la chute du Mur de Berlin. Cette ambition s’est finalement heurtée à la pression constante exercée sur par l’OTAN sur l’ancien glacis soviétique, principalement en Ukraine. Le camp occidental a donc accueilli de façon hostile la réélection de Vladimir Poutine ce 17 mars, mettent en doute la réalité de l’existence d’une démocratie en Russie. La mort en prison de l’opposant Alexeï Navalny le 16 février dernier a bien entendu renforcé la défiance occidentale envers le maître du Kremlin. La réaction est toute autre chez les BRICS, à commencer par la Chine qui a félicité le chef d’État russe pour son nouveau succès électoral, tout comme l'Iran. 

Un dirigeant autoritaire mais légitimé par la population russe 


Longtemps considéré comme un partenaire de l’Europe, Vladimir Poutine fait aujourd’hui figure de paria auprès des dirigeants de l’Union européenne si l’on ceux de Hongrie et Slovaquie. Un nouveau rideau de fer s’est mis en place dans les faits. Pour autant, l’économie russe fonctionne même si elle a dû réajuster ces objectifs prioritaires, optant pour une économie de guerre. Cette relative bonne santé économique explique pour beaucoup le blanc-seing donné pas sa population à Vladimir Poutine, tout comme la persistance d’un fort …

Jacques Cognerais

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