Politique

6 juin - 9 juin : le soldat Ryan n'a pas sauvé le soldat Macron

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La carte est impressionnante. En bleu, les communes où la liste du Rassemblement Nationale est arrivée en tête. Toutes les autres couleurs sont à peine visibles, concentrée en un tout petit point au centre : le pré carré d’Île de France. Nous voilà revenus aux temps primitifs de la monarchie, l’époque où le suzerain ne contrôlait que Paris et ses environs tandis que le reste du pays vivait sous d’autres temporalités, celles de la féodalité. Aujourd’hui, ce n’est pas tant la faiblesse du président-roi qui étonne. Emmanuel Macron a gouverné la France pendant 7 ans avec tous les pouvoirs exorbitants que lui ont donné la constitution de la 5eme République voulue par le général de Gaulle, des pouvoirs qui n’ont d’équivalent dans aucune autre démocratie occidentale. C’est la déconnection d’avec les Français qui est la plus significative de cette déroute. Car il n’y a pas qu’Emmanuel Macron qui est sanctionné. Il y a tout un système qui lui a permis de vivre dans sa bulle, tout un carcan mediatico-politique qui l’a accompagné, et en premier lieu ce service public viscéralement à gauche mais que les Français financent. Il y a ces courtisans à tous les étages, les vendeurs de guerre en premier lieu. Ils ont construit la bulle. Les Français avaient averti le président plus d’une fois et de manière violente. Gilets Jaunes, réforme des retraites, fronde du monde agricole. La France ne voulait pas mourir. Elle avait fini par comprendre, après l’avoir réélu, le souhait de son jeune président de la dissoudre dans un ensemble européen abstrait qu’elle subissait depuis sa création. Macron voulait tout brader. Notre armée vendue aux intérêts de l’Amérique, notre dissuasion nucléaire étendue à l’Europe pour servir le camp atlantiste et jusqu’à notre droit de véto à l’ONU qui aurait été étendu lui aussi à l’Europe. Les Français avaient cru élire quelqu’un qui défendait leurs intérêts, ils se sont rendu compte qu’on n’était loin du compte. 

Un bilan présidentiel et gouvernemental …

Régis Le Sommier

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