Le Tchad et l’Algérie ont franchi un cap dans leurs relations bilatérales en signant 34 accords à l’occasion de la visite d’État du président Mahamat Idriss Déby à Alger, marquant la volonté des deux pays de renforcer leur coopération dans de nombreux secteurs clés.
Au cœur de ces engagements figure le domaine énergétique. Un mémorandum d’entente entre Sonatrach et la Société des hydrocarbures du Tchad prévoit la création d’une raffinerie capable de produire jusqu’à 20.000 barils par jour. D’autres accords visent à développer les compétences locales dans le secteur pétrolier et à favoriser l’implantation d’industries algériennes, notamment dans les mines, les énergies renouvelables et la transformation.
Cette dynamique s’inscrit dans la stratégie de diversification économique de N’Djamena, qui cherche à attirer des investissements et à structurer son appareil productif. Pour un pays confronté à un déficit d’emplois industriels, ces partenariats sont perçus comme un levier de développement et de montée en puissance économique.
Au-delà de l’énergie, la coopération s’étend à des domaines variés tels que les infrastructures, le transport aérien, l’enseignement supérieur ou encore la santé animale. Les deux États ont également renforcé leur coordination sécuritaire avec un accord dédié à la lutte contre le terrorisme.
Pour Alger, cette série d’accords traduit un retour affirmé sur la scène africaine, dans un contexte de rivalité d’influence avec le Maroc en Afrique subsaharienne. Les autorités tchadiennes évoquent, elles, le passage d’une relation traditionnelle à un partenariat stratégique de nouvelle génération.





